TEST: 2238

CRISE POLITIQUE – Une bombe explose dans la maison de l’ancien Premier ministre Abhisit

Par La rédaction de Bangkok | Publié le 14/01/2014 à 23:00 | Mis à jour le 02/08/2019 à 08:50

Un engin explosif a été jeté dans la propriété de l'ancien Premier ministre Abhisit Vejjajiva, située sur le soi 31 de Sukhumvit, la nuit dernière un peu avant minuit, rapporte ce matin le Bangkok Post.

La bombinette a touché une maison appartenant au père d'Abhisit. L'explosion, qui a endommagé les fenêtres et le toit, n'a blessé personne, selon la police de Thong Lor. Abhisit et sa famille n'étaient pas présents au moment de l'attentat.

Ce genre d'attaque à la bombinette, qui est le plus souvent destinée à intimider qu'à blesser, n'est pas rare en Thaïlande, surtout lors de fortes tensions politiques. Néanmoins, le contexte actuel peut laisser craindre la multiplication de ce genre d'actions.

Dans la nuit de réveillon du 31 décembre 2006 au 1er janvier 2007 (lire notre article), huit bombes avaient explosé dans divers endroits de la capitale, faisant trois morts et une quarantaine de blessés. L'attentat était intervenu alors que l'armée avait pris le pouvoir quelques mois plus tôt, renversant le Premier ministre Thaksin Shinawatra. Les coupables n'ont jamais été identifiés, même si la responsabilité "d'hommes en uniformes" avait été largement évoquée à l'époque, alors que les militaires devaient justifier leur maintien au pouvoir (lire notre article).

Ancien Premier ministre et leader du principal parti d'opposition, Abhisit Vejjajiva avait décidé de boycotter les élections anticipées convoquées début décembre 2013 par la Première ministre, Yingluck Shinawatra. Son parti, le Parti Démocrate, qui n'a pas gagné d'élections depuis 20 ans, est derrière le mouvement anti-gouvernemental mené par son ancien vice-Premier ministre, Suthep Thaugsuban. Ce mouvement, qui cherche par tous les moyens à obtenir l'intervention des militaires ou de la Cour Constitutionnelle pour évincer leurs adversaires du pouvoir, entend mettre en place un "conseil du peuple" non élu et engager des réformes dont le contenu reste flou.
 

Sur le même sujet
0 Commentaire (s) Réagir
À lire sur votre édition locale