Le vice-PM thaïlandais évoque des élections anticipées en novembre

Par Lepetitjournal.com Bangkok avec Reuters | Publié le 16/03/2022 à 02:24 | Mis à jour le 16/03/2022 à 03:21
Photo : REUTERS / Athit Perawongmetha/archives - Le vice-Premier ministre Prawit Wongsuwan (gauche) et le Premier ministre Prayuth Chan-O-Cha (droite)
Prayuth-Chan-O-Cha-Prawit-Wongsuwan

Le vice-Premier ministre thaïlandais Prawit Wongsuwan a déclaré que des élections législatives anticipées pourraient avoir lieu en novembre alors que les signes de discordes se multiplient au sein de la coalition

Le vice-Premier ministre Prawit Wongsuwan a déclaré mardi que la Thaïlande pourrait probablement avoir des élections législatives anticipées en novembre après le sommet de la Coopération économique Asie-Pacifique (APEC).

L’ex-général répondait aux journalistes sur des propos qu’il aurait tenus lors d’un diner lundi soir avec certains dirigeants de la coalition de 17 partis évoquant une dissolution de la chambre des représentants après le sommet de l’APEC qui doit se tenir dans le royaume à la mi-novembre.

Ancien chef de l'armée et fervent royaliste, le général Prawit est l’homme le plus influent du gouvernement issu des élections de 2019 organisées par la junte militaire dont il faisait partie. 

La loi électorale thaïlandaise stipule qu'une élection doit avoir lieu dans les 60 jours suivant la dissolution du Parlement.

"J'ai dit qu’une fois l'APEC terminé, le gouvernement serait libre et si nous dissolvons (la chambre), nous pourrons donc faire cela", a déclaré Prawit Wongsuwan aux journalistes mardi, soulignant toutefois que la décision finale appartenait au Premier ministre, Prayuth Chan-O-Cha, dont le mandat de quatre ans se termine l'année prochaine.

Interrogé mardi sur la question, ce dernier a répondu que "cela dépendrait de la situation".

Lui aussi ancien chef de l’armée et protégé de Prawit Wongsuwan, Prayuth Chan-O-Cha a pris le pouvoir lors du coup d'État de 2014. Il a conservé son rôle de chef du gouvernement après les élections de 2019 que ses détracteurs ont dénoncées comme étant pipées, ce dont il se défend naturellement.

L’évocation d’élections anticipées par ce vieux briscard de la politique intervient alors que les signes de discordes se multiplient ces derniers mois au sein de la coalition et que l’opposition prépare une quatrième motion de censure pour le mois de mai.

Le mois dernier, sept ministres ont refusé d'assister à un conseil des ministres en raison d'un désaccord sur un projet de métro, quelques semaines après que 21 députés ont été expulsés du parti au pouvoir le Palang Pracharat, accusés d’avoir provoqué la désunion.

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