Avec l’arrêt temporaire du train à grande vitesse AVE entre Madrid et des villes comme Séville ou Málaga, de nombreux voyageurs se sont tournés vers l’avion, provoquant une forte demande et une hausse notable des tarifs, parfois jusqu’à 200 % par rapport aux niveaux habituels avant le sinistre.


Alors que le réseau ferroviaire demeure suspendu sur les axes principaux reliant l’Andalousie à Madrid, les compagnies aériennes ont augmenté la capacité en ajoutant des vols quotidiens entre les deux régions et vers d’autres destinations espagnoles. Air Europe, par exemple, a rajouté 48 vols entre Madrid et Malaga depuis le 3 février. Sur certaines liaisons, les voyageurs ont fait état de prix très élevés au début de la crise, avec des billets pour un aller simple pouvant dépasser 300 € — bien au-dessus des tarifs usuels avant l’accident.

Cette flambée initiale des prix a été en partie attribuée aux systèmes automatisés de tarification des compagnies, qui ajustent rapidement les tarifs en fonction de la demande soudaine. Face aux critiques des voyageurs et des associations de consommateurs, Iberia a ajusté ses systèmes et limité les prix, proposant temporairement des billets autour de 99 € entre Madrid et Séville ou Málaga pour aider à compenser l’interruption du service ferroviaire.
Les autorités ont aussi souligné que cette situation était exceptionnelle et liée à un contexte de crise, avec une demande accrue sur un corridor stratégique privé de ses services ferroviaires habituels.
L’envolée des prix des billets d’avion souligne les effets domino de la suspension du service AVE après l’accident d’Adamuz. Si certaines compagnies ont stabilisé leurs tarifs pour répondre à la demande, les voyageurs sont invités à réserver rapidement et à comparer les options aériennes ou alternatives (bus, covoiturage, plans combinés) en attendant la reprise normale des liaisons ferroviaires à grande vitesse.
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