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MON OEIL SUR MANILLE - Siargao, divin nid d’îles

Par Solenn LESAGE | Publié le 15/04/2018 à 21:00 | Mis à jour le 16/04/2018 à 18:15
Siargao Philippines Voyage

Siquijor, Apo, El Nido, Camiguin, Bohol, Boracay, Moalboal… vous pensiez avoir déjà écumé les plus belles îles des Philippines, foulé les plus belles plages de sable blanc, fait la sieste sous les plus beaux cocotiers, navigué sur les plus beaux lagons. Vous n’aviez plus grande ambition sur le terrain insulaire et aviez placé vos rêves d’aventures au-delà de l’archipel philippin, quelque part entre Cuba et Bali, sous les sunlights d’autres tropiques.

 

Finalement, pour la venue de G. et M. en terres locales, vous avez dû envisager de nouveau la possibilité d’une île, et avez opté pour les eaux de Siargao. Parce que la destination était plus que conseillée par les amateurs de rouleaux d’été et les Instagrameuses des îles, parce qu’ils laissaient entendre que Siargao c’est le nouvel El Nido, le nouvel eldorado, et puis parce que vous l’aimiez bien ce mot, Siargao, sonnant comme une promesse du crépuscule, comme un cri du corps de corsaires du Pacifique. Siargao !

 

SiargaoLa promesse d’une île

 

Les jours qui précèdent votre voyage, vous ne vous attardez pas plus sur les blogs que sur votre Lonely Planet ensommeillé. Vous savez qu’il y aura assez de vagues pour vous laisser porter, de chemins pour vous laisser rouler, que ce sera ce genre d’île où à la croisée des chemins, vous n’avez qu’à suivre les flèches dessinées au sol par votre destinée.

 

Ce matin de jeudi de Pâques, à l’aube, à l’heure où des cohortes de véhicules échauffent le bitume des sillons urbains, vous vous propulsez dans les airs, là-haut entre deux couches moelleuses de nuages. Hélas il semblerait qu’un hublot soit resté ouvert, car la cabine se transforme petit à petit en chambre froide. C’est donc le corps aussi raide qu’un pain de glace que vous vous engagez sur le tarmac du familial aéroport de Siargao. Heureusement la douceur du souffle matinal vous régénère en quelques minutes et c’est ainsi que vous échappez de justesse à l’hypothermie. 

 

Une courte plage de publicité

 

Les jours qui vont suivre ne seront plus qu’un enchainement de moments de félicité et les mots qui vont suivre qu’une succession d’éloges. Siargao, ou la plénitude absolue. Le sentiment de ne faire qu’un avec un lieu. L’évidence spatio-temporelle. L’idéal humano-naturel. Le bonheur total intégral. Vous n’avez pas les mots pour décrire Siargao et êtes tentée d’arrêter la rédaction de cet article ici. De simplement inviter le lecteur à poursuivre sa lecture sur skyscanner, de le laisser s’abandonner à sa rêverie dans son bureau ou son condo.

 

SiargaoMais c’est plus fort que vous, vous revenez à la ligne, celle qui s’allonge à la surface de l’horizon à la nuit tombante. Vous avez encore envie de roucouler dans les souvenirs lumineux de votre île enchantée. Vous voulez vous rappeler les déambulations en scooter sur les routes nichées entre les hectares de palmiers et les rizières peuplées de buffles paresseux, les bouteilles de Coca Cola versées dans le ventre de votre engin, les sauts périlleux et les promenades en paddle dans les eaux cristallines d’une lagune, les balades sur les eaux des mangroves à chercher les crocodiles, les échappées nocturnes entre amies sur les habal-habal – longues motos locales à toit, le sentiment d’être aux prémices de quelque chose, les intrusions inattendues dans des lagons pacifiques, les soirées douces au goût de rhum-mangue, au son du Jungle disco, les pizzas les meilleures que vous ayez mangées, les habitants les plus cool que vous ayez rencontrés, l’enivrant sentiment d’être libre et protégée, la bande originale des vacances signée Gilbert Montagné, la plage peinte à l’aquarelle devant votre bungalow, les soirées éclairées par la lune pleine, les quêtes inachevées de pan de coco, la halte en bateau sur une île s’apparentant à un banc de sable échoué dans l’océan et qu’on dit nue parce qu’inhabitée, les cafés frais et les smoothies bowls au petit matin à Shaka, les heures à contempler ceux qui n’ont pas peur des vagues, l’esprit bon enfant, les maisons sur pilotis sur les rives des mangroves, les noix de coco fraiches au sortir de l’eau chaude, les coqs musclant leurs cuisses sur des planches obliques, le goût des crevettes grillées sur les doigts et les calamansis arrosant votre filet de poisson.

 

SiargaoY’a rien à faire qu’à rêver

 

Vous ne voulez pas oublier cela. Ne pas laisser les images accumulées dans votre Samsung peu à peu figer les mouvements, altérer vos souvenirs d’espaces éthérés. Vous les voulez vivantes encore longtemps en vous, pour que les jours à venir soient plus doux dans la brute ville, pour que les bleus de Siargao se déposent comme une fine pellicule sur le béton de vos trajets quotidiens. Vous voulez tout garder vivant, le goût du sel sur votre peau, les vives piqûres des moustiques voraces, le léger vent dans vos mollets, les coups vaches du soleil sur vos épaules et même l’insupportable musique des Sunlights des tropiques.

 

Voilà en quelques mots comment cette courte exploration pascale aura suffi à placer Siargao dans votre Panthéon personnel des îles les plus divines de l’archipel... Maintenant, pour que cette île aux trésors reste préservée du sort réservé à ses sœurs maudites, vous suggérez que tout cela reste entre vous bien sûr. 

 

Siargao

 

 

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1 Commentaire (s)Réagir
Commentaire avatar

Nadine Lesage lun 16/04/2018 - 23:41

Tu l as decrite comme le paradis sur terre...

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