Être bachelier du Lycée français de Varsovie : interview croisée

Par Lycée français international de Varsovie - René Goscinny | Publié le 06/07/2022 à 00:00 | Mis à jour le 06/07/2022 à 16:11
Photo : LFV - Stefan et Ninan, deux élèves fraichement diplômés du lycée français de Varsovie !
Stefan et Ninan, deux élèves fraichement diplômés du lycée français de Varsovie !

Stefan et Nina sont deux bacheliers de la promotion 2021/2022 du Lycée français de Varsovie. Fraîchement diplômés du baccalauréat, ils reviennent avec nous sur leur parcours au LFV, leurs épreuves du bac, mais aussi leurs projets pour l’université…

 

Quel a été votre parcours au LFV ?

Stefan : J’ai fait toute ma scolarité au LFV, à l’exception de l’année de 3e, que j’ai passée dans un collège polonais.

Nina : Pour ma part, je suis arrivée en 4e en ayant fait ma scolarité précédente à Clermont-Ferrand dans un collège français classique.

 

Quelles spécialités aviez-vous choisies en Première ? Laquelle avez-vous abandonnée en Terminale et pourquoi ?

Stefan : En première, j’avais choisi les spécialités « Humanités, Littérature et Philosophie », « SES » et « Géopolitique ». Puis en terminale, j’ai abandonné « Humanités ». Malgré mon intérêt pour la littérature, les essais et la philosophie, les deux autres spécialités correspondaient davantage à ce que je voulais étudier par la suite et à ce dont j’allais avoir besoin dans ma carrière professionnelle.

Nina : J’avais choisi « Mathématiques », « Sciences économiques et sociales » (SES) et « Sciences et vie de la Terre » (SVT). J’ai poursuivi les mathématiques, car j’en apprécie la logique et la réflexion et aussi parce que, dans ma famille, étudier les maths n’est pas une option, mais une obligation. J’ai également retenu les SES pour les débats et les thèmes abordés qui me permettent de garder le lien avec l’actualité.

 

Comment se sont passées les épreuves du bac ? Qu’est-ce qui vous a le plus aidé ? Avez-vous une astuce personnelle pour réussir ?

Stefan : Je n’ai personnellement pas eu de chance. Je suis tombé malade au moment de la période de révision. J’étais cloué au lit et c’est seulement deux jours avant l’épreuve de spécialité que j’ai recouvré la santé. Mais j’étais heureusement bien préparé en amont.

En SES, j’ai pu m’appuyer sur la clarté et l’organisation du cours. J’avais déjà fait mes fiches dans lesquelles j’avais consigné les objectifs à retenir pour organiser toute ma mémorisation. En géopolitique, les diapositives du professeur qui recensaient tous les mots-clés à connaître constituaient ma base.

Mon astuce personnelle, c’est que je suis capable d’associer et de retenir un chiffre pour chaque thème à connaître. Par exemple, je sais que j’ai quatre notions à savoir pour « présenter les modifications du monde de l’emploi » et je vais ensuite retrouver ces quatre notions. Pour un autre thème, ce sera 5 ou 2 et ainsi de suite. C’est comme cela que tout me revient.

Nina : Pour moi, cela a été un moment intense de stress. Le bac est un examen dont on nous parle depuis le collège et il représentait l’accomplissement de tout mon travail passé. Il y avait d’autant plus d’enjeux pour moi que je m’étais fixé l’objectif d’obtenir la mention « Très Bien ». J’ai eu peur de ne pas y arriver, j’ai pleuré, mais je n’ai jamais lâché malgré les efforts et la fatigue. Une fois les épreuves passées, j’ai ressenti une réelle libération et la satisfaction d’avoir réussi à décrocher la mention que je visais : j’ai eu 16,01 de moyenne !

Pour me préparer, j’ai travaillé seule, car j’apprends mieux dans ces conditions. J’ai également besoin de beaucoup de sommeil, donc je me couchais tôt. Tout au long de l’année, j’ai fiché mes cours régulièrement comme c’était demandé. Les deux bacs blancs m’ont aidée à m’exercer pour le vrai baccalauréat.

Pour les révisions, je m’étais donné des plannings sur presque un mois qui récapitulaient les chapitres à traiter suivant les jours. Si j’avais pris du retard par rapport à mon programme, je le rattrapais les jours suivants. Je ne révise jamais au dernier moment, parce que ça réveille mon stress.

Le jour J, j’étais prête. Ma grande force, c’est que j’ai une capacité importante à apprendre par cœur. C’est un vrai plaisir de tomber sur une question qu’on maîtrise pleinement et de restituer vraiment tout ce qui est attendu !

 

Quels étaient vos vœux sur Parcoursup ?

Stefan : J’ai candidaté pour Sciences Po Paris et passé des concours d’Instituts d’Études politiques en province, mais je n’y ai pas été accepté. J’attends encore une confirmation de vœu pour faire une double licence en droit et en philosophie à l’Université de Paris I. Si cela ne se concrétise pas, j’y étudierai seulement le droit, car j’ai déjà été sélectionné pour cette licence.

Nina : J’ai fait de très nombreuses demandes : des classes préparatoires économiques et commerciales ou de sciences sociales (B/L), des écoles de commerce post-bac, et même des universités de droit, d’économie-gestion et de management. Je me suis finalement décidée pour l’IPAG de Nice, qui est une école de commerce, pour y faire un master avec le programme américain dans lequel tout le cursus est en anglais. J’envisage aussi de suivre l’option « start-up et innovation ».

 

Qu’est-ce qui vous a le plus marqué en étant élève dans l’établissement ?

Stefan : Pour moi, c’est le foyer dont je me souviendrai le plus : c’est la salle réservée aux lycéens. En dehors d’y avoir révisé entre les cours, j’y ai surtout passé de bons moments avec mes camarades. Il va m’en rester beaucoup de souvenirs de rires et de discussions entre amis…

Nina : La greffe avec le LFV a pour moi été compliquée lorsque je suis arrivée à Varsovie, car je me suis retrouvée sans amis dans une classe où je ne connaissais personne. J’ai aussi ressenti un réel écart de niveau par rapport à l’établissement où j’étais en France dans les cours en général et surtout en langues. Heureusement, deux professeurs, Mme Nougarou et M. Santasouk, m’ont beaucoup aidée afin que je trouve ma place peu à peu.

Cette nouveauté et l’adaptation qu’elle demandait à tous les membres de ma famille nous a aussi beaucoup soudés. Mais cinq ans plus tard, j’ai des amis en or, je suis capable de parler très bien l’anglais et l’espagnol et j’ai été confrontée à des professeurs aux personnalités et aux méthodes de travail différentes. J’y ai passé les meilleures années de ma vie.

 

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