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POLOGNE-LITUANIE (4-0) – La Pologne se rassure avant le Mondial

Par Hervé Lemeunier | Publié le 14/06/2018 à 00:00 | Mis à jour le 14/06/2018 à 09:56
Stadion Narodowy

La Pologne avait concédé le nul face au Chili samedi (2-2). La Pologne avançait à tâtons. La Pologne doutait. Alors, comme la loi de la jungle l’enseigne, la Pologne s’est trouvé un souffre-douleur à cartonner. Mission accomplie pour le loubard, qui a tabassé comme il fallait son modeste voisin lituanien au Stadion Narodowy de Varsovie, ce mardi soir (4-0). Au-delà du score, les enseignements sont légions, et les coéquipiers d’un Grzegorz Krychowiak étincelant peuvent débarquer en terres russes l’esprit tranquille.

 

Lewandowski a toujours faim

 

Bête blessée après son faux pas face au Chili samedi, la Pologne cherchait à se rassurer, et enfin recroquer la victoire à pleines dents. Quoi de mieux que de s’attaquer à la Lituanie, complètement à la rue depuis le début de cette campagne de matches amicaux (défaite 2-0 en Estonie, 1-1 contre la Lettonie notamment) et victime idéale d’un carnage sans nom ? Probablement rien, tant la Pologne a dévoré son adversaire du soir et montré aux yeux de tous que son équipe serait un chasseur sans pitié cet été. Adam Nawałka ayant confortablement fait tourner son effectif, le prédateur polonais a pris soin d’anesthésier pour de bon son trop faible rival lituanien en vingt premières minutes calmes, voire un brin gonflantes pour les quelques 53 000 spectateurs présents au Narodowy. La proie définitivement prise au piège, c’est le festin collectif qui pouvait commencer.

 

En guise de cadeau à leur sélectionneur, qui les a reconduits sur le terrain après des prestations convaincantes face au Chili, Maciej Rybus et Robert Lewandowski assurent le show sur le premier but. A la réception d’un centre venu de la droite de la surface, Rybus dévie astucieusement du pied pour un Lewandowski désespérément seul au seize mètres. L’avant-centre bavarois profite de l’offrande en propulsant le cuir dans les filets lituaniens, annonçant une soirée relativement longue pour le portier lituanien Bartkus. Surtout que « Lewangolski » décide de remettre le couvert à peine une dizaine de minutes plus tard. Et cette fois, pas besoin d’un caviar de Rybus pour étaler l’étendue de son talent. Sur un coup-franc plein axe à moins de vingt-cinq mètres des cages, Lewandowski expédie le cuir sur la barre puis derrière la ligne de but, et s’offre un doublé juste après la demi-heure de jeu.

 

Un dispositif et des individualités enfin huilés

 

 

Et ce n’est pas sa sortie définitive à la pause qui arrête le spectacle. Le 3-4-3, si ennuyeux face au Chili, se montre particulièrement emballant même sans son homme phare. Surtout que le véritable homme du match n’est cette fois-ci pas Robert Lewandowski, mais bien l’ex-flop du PSG Grzegorz Krychowiak. Tant moqué avant les matches de préparation, l’ancien Nantais a éclaboussé la rencontre de sa qualité de passe et de sa conduite de balle. Le numéro 10 se gratifiera même d’une talonnade victorieuse pleine d’insolence, peu après l’heure de jeu, mais le but sera finalement refusé pour un hors-jeu litigieux. Qu’importe, Dawid Kownacki, lui aussi auteur d’un très bon match, venge son grand copain en inscrivant son premier but en sélection quelques minutes plus tard, suite à une superbe action collective. Enfin, le vétéran Jakob « Kuba » Błaszczykowski claque la dernière fessée à dix minutes du terme, sur penalty.

 

Alors certes, la Lituanie est l’une des nations européennes les plus faibles ; mais coller un 4-0 à son adversaire, à deux jours du lancement du Mondial, certains favoris de la compétition n’en ont pas été capables. D’autant plus que la copie rendue par la Pologne a tout d’un devoir de petit fayot en règles. La défense à trois n’a rien laissé passer, derrière un duo Goralski-Krychowiak qui a fait plus que tenir les meubles. L’animation offensive a de son côté montré de très jolis mouvements, même si l’on peut regretter l’inquiétante panne offensive d’Arkadiusz Milik. Ajoutez à cela le retour inespéré de Kamil Glik dans le groupe des 23, et le sourire pouvait enfin refaire surface sur le visage grave d’Adam Nawałka. Pas de doute, les Aigles peuvent s’envoler sereinement pour la Russie.

 

 

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