Le dossier de candidature de L'Albufera de Valence franchit une nouvelle étape. Le Conseil scientifique du Comité espagnol du programme « Homme et biosphère » (MaB) de l'UNESCO vient de rendre un avis favorable, saluant les qualités environnementales, paysagères, culturelles et sociales du parc naturel, tout en formulant plusieurs recommandations avant la transmission définitive du dossier.


L'Albufera de Valence se rapproche un peu plus d'une reconnaissance mondiale. Le Conseil scientifique du Comité espagnol du programme MaB (« Homme et biosphère ») de l'UNESCO vient de donner un avis favorable à la candidature du parc naturel au statut de Réserve de biosphère. Pour les experts, le territoire réunit les conditions nécessaires pour rejoindre ce réseau international de sites où protection de la biodiversité et activités humaines cherchent à trouver un équilibre.
Le feu vert n'est toutefois pas encore définitif. Avant que le dossier ne soit transmis à l'UNESCO, le Conseil scientifique recommande d'en renforcer certains volets, notamment le plan de gestion et les modalités de gouvernance, afin de consolider la candidature.
L'Albufera, vitrine d'une gestion durable du territoire
Dans son évaluation, le Conseil scientifique souligne le caractère exceptionnel de L'Albufera, où cohabitent l'un des plus importants marais méditerranéens d'Europe, un paysage agricole façonné par des siècles de culture du riz et une vaste aire métropolitaine densément peuplée.
Selon les experts, cette coexistence entre patrimoine naturel, activités humaines et environnement urbain fait de L'Albufera un laboratoire idéal pour expérimenter des modèles de gestion durable du territoire susceptibles d'inspirer d'autres régions à travers le monde.
Les dernières étapes avant l'UNESCO
Le rapport met également en avant l'ampleur de la concertation menée depuis plusieurs années pour élaborer cette candidature. Plus de 250 représentants d'administrations publiques, d'universités, de centres de recherche, d'associations, d'organisations environnementales, mais aussi d'agriculteurs et de pêcheurs ont participé à sa préparation.
Cette démarche participative a permis de bâtir un projet fondé sur trois piliers : la protection du patrimoine naturel, le développement durable et l'amélioration de la qualité de vie des habitants, en accord avec les principes du programme MaB de l'UNESCO.
Le Conseil scientifique estime désormais que la prochaine étape consiste à rendre le plan de gestion pleinement opérationnel. Il recommande notamment de définir des actions prioritaires, des indicateurs de suivi, un calendrier de mise en œuvre, une estimation budgétaire ainsi que des mécanismes d'évaluation.
Les experts invitent également les différentes administrations concernées à préciser la future gouvernance de la Réserve de biosphère, en clarifiant les responsabilités de chacun et les moyens humains et techniques nécessaires à son fonctionnement.
Valencia prépare la prochaine étape
La municipalité de Valence annonce qu'elle travaillera avec l'ensemble des institutions impliquées afin d'intégrer ces recommandations et de finaliser le dossier avant sa transmission à l'UNESCO.
Pour Carlos Mundina, adjoint chargé de l'amélioration climatique et de l'efficacité énergétique et président de València Sostenible, cet avis constitue avant tout une validation du travail accompli. « Le rapport confirme que L'Albufera possède toutes les qualités nécessaires pour devenir une Réserve de biosphère. Les recommandations ne remettent pas en cause la candidature ; elles indiquent simplement les améliorations à apporter afin de maximiser ses chances de succès », souligne-t-il.
À terme, le Conseil scientifique estime que L'Albufera pourrait devenir un modèle de référence parmi les zones humides périurbaines de la Réseau espagnol des réserves de biosphère, tout en offrant un exemple reproductible pour d'autres territoires confrontés aux mêmes enjeux de préservation et de développement durable.
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