Édition internationale

AL QAIDA – Quelle menace en Espagne ?

Écrit par Lepetitjournal Valence
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 14 novembre 2012

Alors que les États-Unis, la France ou encore le Royaume-Uni ont évoqué des risque d'attentats imminents en Europe, le gouvernement espagnol semble beaucoup plus serein. Mais que le niveau d'alerte n'ait pas été augmenté en Espagne ne signifie pas l'absence de risque

Oussama Ben Laden (Photo AFP)

"Début septembre, un appel est apparu sur le forum jihadiste 'atahadi', à lancer des attaques contres des installations nucléaires, toutes en Espagne". Ainsi commence un rapport de l'Institut international de contre-terrorisme, chargé notamment de surveiller l'activité des réseaux terroristes sur le web. Suit la liste des sites nucléaires proposés comme cibles. Ces attaques étaient proposées pour la fin septembre 2010, soit quand les responsables politiques européens ont commencé à parler d'une menace grandissante. Le 22 septembre, le procureur général espagnol parle de "la grave menace que ce phénomène terroriste représente pour notre pays", se basant sur cinq indicateurs que sont les menaces explicites émises dans les messages diffusés par les chefs d'Al Qaida, les références à Al Andalus et aux villes de Ceuta et Melilla comme "territoires occupés", l'implantation croissante d'Al Qaida en Afrique du Nord, notamment via Al Qaida au Maghreb islamique (AQMI), et la lutte anti-terroriste à laquelle participe l'Espagne, notamment en Afghanistan.

La prudence plutôt que la panique
Alors, faut-il y voir des raisons de se préoccuper plus d'habitude ? Non à en croire le gouvernement espagnol, qui se distingue ainsi de ses homologues américains, français ou anglais. "Il n'y a pas de menace terroriste concrète et imminente en Europe", a ainsi déclaré Antonio Camacho, secrétaire d'État à l'Intérieur. "La menace terroriste existe, mais elle existe depuis septembre 2001", a-t-il dit suite au conseil des ministres de l'Intérieur réunissant les membres de l'UE et les États-Unis à Luxembourg le 7 octobre. Conseil au cours duquel les participants se sont accordés à limiter les appels alarmistes tels que ceux émis précédemment, notamment par les USA qui avaient déconseillé l'Europe à leurs ressortissants. Quoi qu'il en soit, l'Espagne, contrairement à la France et au Royaume-Uni, n'a pas élevé et ne semble pas sur le point d'élever son niveau d'alerte, qui reste à 2 sur 4, soit un risque "probable" selon Antonio Camacho. Alors, risque moins élevé ou communication moins alarmiste ? Seule certitude, l'Espagne reste une cible potentielle, à l'instar de tous les pays d'Europe.

Bruno DECOTTIGNIES (www.lepetitjournal.com ? Espagne) Jeudi 14 octobre 2010

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Publié le 14 octobre 2010, mis à jour le 14 novembre 2012
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