Le 8 octobre, dans les magnifiques salons du Musée du Risorgimento de Turin, les trois Alliances Françaises du Piémont (Turin, Biella, Cuneo) ont réuni une soixantaine de chefs d’établissement et professeurs de français de la région, en collaboration avec le groupe La Scuola. L’objectif : renforcer le dialogue transfrontalier et la coopération éducative en rappelant l’importance du plurilinguisme dans l’Europe d’aujourd’hui, dans le prolongement du Traité du Quirinal.


La langue française est à l’honneur dans les magnifiques salons du Musée du Risorgimento de Turin, le 8 octobre. Une soixantaine de chefs d’établissement et professeurs de français de la région sont réunis dans le cadre de l’événement « Scuole del Piemonte, studenti d’Europa », organisé sur l’initiative des trois Alliances Françaises du Piémont (Turin, Biella, Cuneo).
Après les discours des autorités, l’après-midi s’est ouverte par un état des lieux de l’enseignement du français dans la région. Celui-ci bénéficie d’une place importante au collège mais semble moins présent au primaire et au lycée alors même qu’il existe de nombreuses opportunités académiques entre les deux pays (Esabac, doubles diplômes, stages, programmes d’échanges, bourses…), dont beaucoup de jeunes italiens bénéficient d’ores et déjà.
L’année dernière, on comptait 18 sections Esabac à Turin, 30 dans le Piémont, soit 800 lycéens concernés environ.

Le français au service de l’ouverture culturelle et de l’insertion professionnelle
L’enjeu de cette journée ne reposait pas tant sur l’apprentissage de la langue comme une fin en soi mais comme un moyen pour les élèves de s’ouvrir à d’autres horizons. Pour se démarquer du discours alarmiste sur la fuite des cerveaux, l’Alliance avait invité un panel d’invités de marque à témoigner sur sa « rencontre » avec le français et la façon dont il lui avait été utile pour évoluer professionnellement en Italie.
Licia Mattioli, à la tête de la plus ancienne maison de joaillerie de Turin, a souligné l’importance de la langue française dans les secteurs du luxe et de la mode. Stefano Buscaglia, diplômé du Politecnico de Turin puis formé à l’INSEAD, dirige aujourd’hui la Fondation LINKS après avoir travaillé 10 ans en France. Pamela Aiuolo a insisté sur l’importance du français pour intégrer Voyages SNCF Italie, qui mènera dans les prochains mois une importante campagne de recrutement. Enfin, Giacomo Maragnani a réalisé l’ensemble de son cursus universitaire à Sciences Po Paris et se prépare à entamer une carrière diplomatique en Italie.
Apprentissage du français : un ensemble d’outils dans le Piémont
Dans un troisième temps, enseignants et professionnels de l’éducation ont eu l’occasion de partager un ensemble d’outils et de bonnes pratiques. Parmi les nombreuses interventions, on retiendra celle de l’Institut Supérieur Prever de Pinerolo, qui propose des filières professionnalisantes en restauration et tourisme où le français est indispensable. L’établissement se mobilise également via des partenariats avec l’Alliance Française pour enrichir l’apprentissage via des expériences culturelles. Paolo Maschietti a lui présenté Edugest360, une plateforme d’experts qui forment et accompagnent les équipes administratives et pédagogiques depuis la conception du projet jusqu’à son évaluation, en leur facilitant l’accès aux différents fonds nationaux ou européens.
Naturellement, des élèves du Piémont ont été mis à l’honneur à travers la remise de prix aux meilleurs candidats du DELF scolaire 2025-2026. L’un d’eux envisage déjà de poursuivre ses études en France.
Finalement, la journée s’est conclue par un quiz sur la francophonie avec plusieurs lots à la clé tels qu’un séjour linguistique à l’Alliance Française de Nice ou des billets A/R pour Paris offerts par la SNCF.
Après le succès du Carrefour des Opportunités France-Italie en novembre 2025, les Alliances Françaises du Piémont confirment leur rôle de catalyseurs d’opportunités et de ponts entre l’Italie, la France et la francophonie.












