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Tokyo : une application contre les frotteurs dans les métros

Par Charlotte Gide | Publié le 23/05/2019 à 08:53 | Mis à jour le 23/05/2019 à 09:01
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Depuis quelques jours, une nouvelle fonctionnalité est venue s’ajouter à une application sur smartphone pour les Japonais : elle permet de signaler la présence d’un frotteur dans le métro ou le train.

 
Une nouvelle application permet aux passagères des transports en commun de Tokyo de prévenir si un frotteur s'en prend à elle. Ce nouveau concept a été lancé après la mise en service il y a trois ans d’une application nommée Digi Police permettant aux personnes âgées ou aux familles de repousser des voleurs ou des rôdeurs. 
 

Selon Keiko Toyamine, une responsable du département de police de la capitale japonaise interviewée par l’Express, « l’application a déjà été téléchargée plus de 237.000 fois » montrant sa nécessité et son efficacité. 
 

Au Japon, les métros sont dotés de wagons spéciaux réservés aux femmes aux heures de pointe, généralement en matinée et en début de soirée. Même si cela contribue à baisser les agressions de ce genre, il y en a toujours. Selon l’Express, on en décomptait 900 en 2017 (excluant les bus). 
 

Le fonctionnement est simple : si une jeune femme se fait agresser, elle peut avec son téléphone déclencher un message vocal avec un volume maximum pour prévenir le reste du wagon ou alors, diffuser un message sur les écrans signalant la situation : « Il y a un agresseur. Aidez-moi ». 
 

Parler fort dans les transports est une pratique très peu commune au Japon. C’est pourquoi ce concept a été créé : ne pas déranger les voyageurs qui profitent du métro / bus / train pour dormir ou surfer sur leur téléphone. Digi Police permet donc d’alerter les autres passagers en restant silencieuse. Un point positif même si la situation peut paraître manquer tristement d'humanisme.
 

Les frotteurs risquent « six mois de prison et une amende de 500.000 yens » (environ 4000 euros). Si des circonstances aggravantes telles que la violence ou les menaces sont proférées envers la victime, la peine peut aller jusqu’à 10 ans d’enfermement. 
 

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Charlotte Gide

Etudiante en journalisme, atteinte de cinéphilie aiguë depuis 23 ans. Aime la culture asiatique, les voyages et les koalas.
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