Dans le cadre de la campagne des élections consulaires, nous donnons la parole aux têtes de liste du Japon. Viviane Sublime se présente pour la liste L’AVENIR EN COMMUN AU JAPON Union populaire écologiste et sociale, antiraciste, antifasciste et pour la paix !


Pouvez-vous vous présenter en quelques phrases ?
Je suis artiste du spectacle vivant, cofondatrice et coprésidente de l’association FLAM La Petite École Solidaire, membre du bureau de la Fédération FLAM Monde, Chevalier de la Légion d’honneur. Je suis engagée à La France Insoumise et dans la vie associative au Japon depuis 10 ans, je vis au Japon depuis 40 ans.
Que représente pour vous la mission principale de conseiller des Français de l'étranger ?
D’un point de vue local, c’est une mission citoyenne de représentation et de porte-voix de la communauté française auprès de l’ambassade et du consulat sur des sujets comme l’éducation, l’accès à la langue française pour les enfants binationaux, la protection sociale, l’emploi, la vie locale, mais pas que : c’est aussi une mission politique.
De ce point de vue, notre liste L’AVENIR EN COMMUN AU JAPON Union populaire écologiste et sociale, antiraciste, antifasciste et pour la paix ! est soutenue par La France Insoumise et m’engage dans le cadre du programme L’Avenir en commun. Elle est également soutenue par la Confédération Internationale Solidaire Écologiste (la CISE), une association de Français de l’étranger dont les valeurs sont proches des nôtres. Notre boussole est simple : l’égalité réelle des droits, l’écologie et la paix.
Comment avez-vous constitué votre liste ?
C’est une liste populaire, formée de candidats engagés dans la politique ou dans le monde associatif, qui savent d’expérience ce que travail indépendant, précarité et solidarité veulent dire. Une liste constituée de militants insoumis et d’acteurs locaux dans le Japon rural, qui m’ont collectivement choisie pour la mener.
Pourquoi est-il important pour les Français de l’étranger de prendre part à ces élections consulaires ?
Il est toujours important de prendre part à des élections quand il s’agit d’être représenté. Les élections consulaires sont jeunes (la première a eu lieu en 2014) et ont connu jusqu’à présent un très faible taux de participation ; peut-être parce que leurs enjeux politiques ne sont pas clairs pour beaucoup d’entre nous. Or, ils sont de taille : les 433 conseillers des Français de l’étranger dont le mandat s’achève le 31 mai prochain choisiront parmi leurs pairs 90 représentants à l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE), assemblée qui nous représente auprès du gouvernement. Plus le taux de participation aux élections consulaires est élevé, plus nos représentants à l’AFE ont de légitimité pour porter nos voix et peser dans les décisions qui nous concernent.
Ce même corps électoral auquel s’ajoutent les 77 délégués consulaires votera le 27 septembre prochain aux élections sénatoriales. Nous souhaitons bien sûr faire entrer La France Insoumise au Sénat pour contribuer à la réalisation de notre programme L’Avenir en commun, et nous espérons bien y voir entrer des membres insoumises et insoumis de nos communautés de l’étranger !
Quel est selon vous le plus grand défi auquel font face les Français de votre circonscription ?
Il y en a plusieurs :
- l’inflation galopante face à la stagnation des salaires pour les salariés, la baisse des honoraires ou des cachets pour les travailleurs indépendants ;
- la précarisation des emplois dans de nombreux domaines d’activité ;
- le vieillissement de la population dans la communauté française qui implique un recours accru à la protection et à l’aide sociale ;
- l’explosion des frais de scolarité des Lycées français internationaux de Tokyo et Kyoto ;
- la difficulté pour les familles binationales dont les enfants sont scolarisés dans le cursus japonais à conserver un lien avec la langue française ;
- les enlèvements d’enfants par l’un des conjoints japonais en cas de séparation, laissant l’autre (souvent le père français) dans un désarroi total face à l’injustice insoutenable de la loi japonaise dans ces circonstances.
La liste n’est bien sûr pas exhaustive. Face à ces difficultés nous devrons être présents
- au niveau local pour contribuer à faire avancer des dossiers, aiguiller les gens vers le meilleur soutien possible, collaborer étroitement avec l’Organisme local d’entraide et de solidarité (OLES) ;
- au niveau politique, pour faire bouger les lignes :
- au Sénat dans le sens des intérêts de nos concitoyen•nes français•es à l’étranger ;
- à l’Assemblée des Français de l’étranger où il faudra prolonger le travail réalisé par nos camarades lors du précédent mandat : poursuivre le processus d’adéquation de nos formulaires administratifs aux spécificités des Français·es de l’étranger ; avancer sur les questions des violences intrafamiliales, du droit des femmes à contrôler leur propre corps, et maintenir une pression constante pour que nos budgets nationaux soient adaptés aux nécessités du terrain, qu’ils concernent nos consulats, nos lycées, nos retraites, notre sécurité sociale.
- À l’Assemblée nationale, nous ferons remonter vos voix, en travaillant avec les député•es pour transformer les problématiques propres aux Français•es de l’étranger en questions au gouvernement, en projets de lois, en amendement sur les budgets qui nous concernent.
Rappelons que les budgets votés par la droite et le centre sont dérisoires au regard de l’importance démographique des Français de l’étranger dans la communauté nationale. En effet, aujourd’hui un·e Français·e sur 20 réside à l'étranger, et nous revendiquons auprès du gouvernement la même considération que n’importe quel compatriote résidant en France. À l’Assemblée nationale, nos député•es insoumis•es ont combattu les budgets d’austérité imposés par 49-3 dont résulte le sous-financement par l’État de son réseau d’enseignement français à l’étranger qui a pour conséquence :
- la baisse des subventions à l’Agence pour l’Enseignement en Français à l’Etranger (AEFE), entraînant une hausse des frais de scolarité, la baisse des montants attribués aux bourses scolaires et l’éviction de certaines familles françaises du réseau pour des raisons financières (réduction de 25 M€) ;
- la baisse des ressources du réseau culturel et linguistique à l’étranger (réduction de 6 M€ pour l’action extérieure de l’état en 2026, après le gel des crédits en 2025)
- la réduction des subventions aux instituts français (réduction de 1 M€ en 2026, après une réduction de 1,7 M€ en 2025).
Nos député•es ont porté de nombreux amendements à des projets de loi de finances pour défendre les Français•es de l’étranger, trop souvent négligés par les pouvoirs en place :
- pour renforcer les effectifs consulaires ;
- pour augmenter les crédits des bourses scolaires ;
- pour attribuer des moyens supplémentaires pour l’AEFE ;
- pour améliorer le financement de la protection sociale.
Or, ces propositions ont été rejetées par la macronie et le reste de la droite. Quant au Parti Socialiste et au Rassemblement National, ils ont refusé de censurer ces budgets d’austérité. Cette situation n’est pas une fatalité. Elle appelle à une mobilisation démocratique et un vote de rupture. Ces élections consulaires en sont une occasion ! 30% de Français•es du Japon ont voté pour Jean-Luc Mélenchon au premier tour de l’élection présidentielle en 2022. Nous les invitons à venir nous donner de la force du 22 au 27 mai par internet et le 31 mai à l’urne à Tokyo et Kyoto !
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