Chaque printemps depuis 13 ans, le festival KYOTOGRAPHIE investit les espaces culturels de la ville de Kyoto – maisons traditionnelles, galeries, musées et temples – pour offrir une immersion totale dans la photographie. Ce festival, unique en son genre, commence bientôt puisqu’il ouvre ses portes le 18 avril 2026, il dure un mois, courez-y !


Aller à KYOTOGRAPHIE, c’est non seulement la possibilité de découvrir de grands artistes mis en scène dans des lieux souvent fermés au public, mais aussi l’occasion de s’interroger, à travers l’art, sur les grandes questions et perspectives contemporaines. Cette année, le thème choisi par les codirecteurs Lucille Reyboz et Yusuke Nakanishi est « Edge ». L’édition 2026 explore la limite comme un lieu de tension et de transition.
Des expositions dans toute la ville
À KYOTOGRAPHIE, les expositions ne se contentent pas d’occuper des espaces, elles habitent la ville elle-même. Aller d’une exposition à l’autre - il y en a plus d’une douzaine - au travers de la ville devient un parcours, une déambulation, une invitation à la réflexion, une occasion unique de découvrir ou redécouvrir Kyoto.
Au cœur du parcours, le Kyoto City Kyocera Museum of Art incarne le lien entre histoire et modernité. Dans ce cadre, Daido Moriyama déploie une rétrospective dense où livres et magazines révèlent une pratique radicale de l’image, tandis que Ernest Cole expose la violence de l’apartheid à travers un témoignage photographique sans concession, et Pieter Hugo propose une méditation visuelle sur la vie, la mort et le passage du temps.
Dans la maison traditionnelle Hachiku-an, l’intimité du lieu accueille l’hommage à Fatma Hassona, dont les images projetées témoignent avec force de la vie à Gaza, transformant l’espace domestique en lieu de mémoire et de recueillement.

Dans une ancienne fabrique de kimonos, Thandiwe Muriu présente sa série CAMO, où tissus et motifs deviennent un langage visuel pour explorer identité, héritage et représentation. L’exposition se prolonge dans l’arcade commerçante Demachi Masugata et s’invite par là même au cœur même de la vie quotidienne des kyotoïtes.
Dans le temple Higashi Hongan-ji, l’exposition “Rehearsal of Memory” de l’artiste sud-africain Lebohang Kganye mêle photographie, installation et théâtre pour explorer la mémoire personnelle et l’histoire de son pays. C’est précisément cette dispersion qui rend KYOTOGRAPHIE unique : la photographie s’inscrit dans des lieux chargés d’histoire ou d’usages, transformant chaque exposition en expérience.
Toutes les informations relatives au programme et lieux d’expositions :
https://www.kyotographie.jp/en/
Toutes les informations relatives aux tarifs : https://www.kyotographie.jp/en/tickets/#passport
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