Dans le cadre de la campagne des élections consulaires, nous donnons la parole aux têtes de liste du Japon . Jean-Jacques Truchot se présente pour la liste Les Français du Japon au Coeur


Pouvez-vous vous présenter en quelques phrases ?
Je vis au Japon depuis plus de trente ans. Père d'une fille de quinze ans qui est au lycée japonais, j'ai vécu toutes les étapes : visa étudiant, culturel, puis époux, et maintenant résident permanent. Je suis impliqué dans la communauté française depuis longtemps, surtout à Kyoto où j'anime des rencontres franco-japonaises depuis 1996, et aussi à l'UFE Japon de l'Ouest dont je suis l'actuel président.
En 2021, j'étais troisième sur la liste de Thierry Consigny, notre conseiller sortant. Je l'ai accompagné pendant des années, et c'est lui qui m'a proposé de prendre le relais. La liste Les Français du Japon au Cœur est dans cette continuité. Notre équipe mélange des gens de Tokyo et des régions. L'idée est simple : être proches du terrain et aider ceux qui vivent ici.
Que représente pour vous la mission principale de conseiller des Français de l'étranger ?
C'est un rôle de relais entre les Français du Japon et l'administration. Il faut écouter, comprendre les situations, et les remonter proprement. Le conseiller n'a pas de pouvoir direct, mais il peut vraiment faire des choses : suivre des dossiers, orienter vers les bonnes personnes, insister quand il faut. Ça peut être pour les bourses scolaires, pour les aides aux familles qui ont un enfant handicapé, ou pour les questions de retraite de ceux qui vieillissent ici. Ce n'est pas un poste politique. C'est un poste utile. Ça demande d'être rigoureux, disponible, et de connaître le terrain.
Comment avez-vous constitué votre liste ?
La liste s'est construite autour de moi, tête de liste, et d'Alexandre Kernbaum. En 2021, j'étais troisième sur la liste de Thierry Consigny et Alexandre était cinquième. On connaît le terrain et on sait ce que le mandat implique. On reste sur la ligne indépendante de Thierry Consigny.
Les autres sont venus parce qu'ils voulaient représenter les gens, travailler sur des sujets qui leur tiennent à cœur et améliorer la communauté. Ce sont des personnes déjà actives dans le milieu associatif, éducatif ou professionnel.
Il y a des profils très différents : des gens qui vivent ici depuis longtemps, des familles, des étudiants, des salariés, des entrepreneurs, à Tokyo comme en région. Le fait d'être basé à Kyoto apporte un regard différent, parce que beaucoup de Français vivent maintenant loin de la capitale. C'est important pour des sujets comme l'identité numérique. À Tokyo, avoir sa carte d'identité, c'est facile. En province, c'est beaucoup plus compliqué, alors que ce sont justement les Français éloignés du consulat qui en ont le plus besoin. Ce qui nous rassemble, c'est une approche pragmatique. Notre profession de foi ne contient que des choses sur lesquelles on peut vraiment agir. Nous ne faisons pas de promesses illusoires, mais des engagements fermes pour des actions concrètes .
Pourquoi est-il important pour les Français de l'étranger de prendre part à ces élections consulaires ?
Parce que c'est une représentation de proximité, qui touche directement leur quotidien. Voter, c'est choisir comment leurs problèmes seront compris et défendus auprès de l'administration. C'est aussi une façon de garder ces fonctions à leur place : des fonctions utiles, concrètes, au service de tout le monde, sans politique ni grandes promesses. Voter, c'est donner du poids à une représentation qui est ancrée dans la réalité, qui écoute vraiment et qui connaît les contraintes du terrain.
















