La Thaïlande interdit désormais les examens et classements pour les enfants de moins de 6 ans. Une tendance mondiale qui préfère le développement de l'enfant à la performance académique précoce.


Le ministère thaïlandais de l'Éducation a récemment ordonné aux écoles publiques et privées d'abandonner les examens, les systèmes de réussite/échec et les classements pour les enfants de moins de six ans. Cette directive, annoncée le 27 août 2026 par le porte-parole du gouvernement Patdarasm Thongsaluaykorn, s'appuie sur la Loi sur le développement de la petite enfance de 2019, qui stipule que l'éducation doit se concentrer sur le bien-être global de l'enfant, un texte pas toujours appliqué jusqu’ici.
Cette mesure répond à une préoccupation croissante : dans les grandes villes thaïlandaises, une compétition effrénée règne déjà à la maternelle, certains parents cherchant à garantir à leurs enfants une place dans une bonne école primaire.
Un mouvement qui s'amplifie à travers le monde
La Thaïlande n'est pas le seul pays à emprunter ce chemin. D'autres ont pris des décisions similaires pour préserver les plus jeunes enfants de la compétition effrénée.
En Corée du Sud, des examens d'entrée dans certaines écoles étaient imposés à des enfants de trois ans. Ils sont désormais interdits.
Certains états d’Australie et la Nouvelle-Zélande ont décidé d’investir dans l'apprentissage par le jeu. Tous les courants éducatifs, y compris ceux de type Montessori, y sont soutenus par les deniers publics.
Les pays d’Europe du Nord sont particulièrement opposés aux évaluations précoces. L’école maternelle y est avant tout considéré comme un espace de développement personnel, là encore axé sur le jeu.
En France, une évaluation bienveillante depuis longtemps
La France, pionnière de l'école maternelle, privilégie une approche différente. À l'école maternelle française, le carnet de suivi des apprentissages est renseigné tout au long du cycle, trimestre après trimestre. Il permet d’évaluer le niveau de chaque élève à son entrée à l’école primaire. Aucun examen ni système de notation n'est autorisé. Ce système veut encourager une évaluation positive, simple et lisible des élèves, qui valorise leurs progrès.
De plus en plus, un peu partout, le bien-être de l’enfant prime. Personne ne s’en plaindra.
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