Selon un récent sondage paru dans The Nation, les écoles publiques devancent certaines écoles privées Thaïlandaises en terme de confiance des parents.


Cette étude a été réalisée par l’Institut national d’administration du développement (Nida Poll), en collaboration avec le Partenariat pour l’éducation en Thaïlande. Menée auprès de 1.310 personnes, elle portait principalement sur l’avenir des enfants et l’égalité des chances. Les résultats ont été publiés ce dimanche 17 mai.
Quelles écoles choisissent les thaïlandais ?
Sans hésitation, les écoles publiques arrivent en tête des préférences des parents thaïlandais. Avec 46,26 % des réponses, ces établissements gratuits séduisent une large majorité de familles. La principale raison avancée reste bien évidemment la gratuité de la scolarité, qui permet au plus grand nombre d’assurer l’éducation de leurs enfants. Les écoles privées occupent la deuxième place avec 26,18 % des suffrages. En Thaïlande, ces établissements représentent un coût particulièrement élevé au regard du niveau de vie local, rendant l’accès à ce type d’enseignement difficile pour de nombreuses familles. En troisième position, figurent les écoles internationales. Réputées pour leurs frais de scolarité très élevés, elles accueillent principalement des familles expatriées ou issues des catégories les plus aisées de la population.
Les facteurs de choix
L’étude a également permis d’interroger les parents sur les critères qui influencent le choix d’un établissement scolaire. Sans surprise, la qualité de l’enseignement arrive en tête avec 46,64 % des réponses. Vient ensuite l’importance d’un programme scolaire moderne, permettant aux élèves de bénéficier d’un enseignement en phase avec les évolutions actuelles. En troisième position, figure la proximité du domicile, un critère qui facilite notamment les déplacements quotidiens des enfants et leur permet, dans certains cas, de se rendre seuls à l’école.
Certains enfants ne sont pas scolarisés
Dans le sondage, certains parents ont reconnu ne pas avoir pu scolariser leurs enfants.
La principale raison évoquée, avec plus de 50 % des réponses, concerne le coût de la scolarité. Qu’ils soient thaïlandais ou expatriés, de nombreux parents ne peuvent pas se permettre de dépenser plusieurs milliers d’euros par an pour l’éducation de leurs enfants. La deuxième difficulté mentionnée concerne la localisation des établissements scolaires. Lorsque les écoles sont trop éloignées du domicile, les déplacements deviennent compliqués et engendrent des frais supplémentaires liés aux transports, souvent jugés trop élevés par les familles. Cela concerne notamment les locaux. Pour beaucoup de parents, le gouvernement reste le principal acteur de l’éducation dans le pays. Ils estiment donc qu’il lui revient d’améliorer le système scolaire et de garantir à tous les enfants un accès à l’éducation dans de bonnes conditions.
Le coût des écoles privées
En Thaïlande, comme dans de nombreux pays, les établissements privés représentent un coût important pour les familles. Cette situation est d’autant plus marquée dans un pays où le niveau de vie moyen reste relativement modeste. Les écoles privées thaïlandaises affichent des frais de scolarité compris entre 30.000 et 100.000 bahts par an, soit environ 750 à 2.500 euros.
Les écoles internationales, quant à elles, sont nettement plus onéreuses. Les frais varient généralement entre 200.000 et 900.000 bahts par an, soit environ 7.000 à 23.000 euros.
En contrepartie, ces établissements proposent des diplômes reconnus à l’international ainsi qu’un enseignement souvent considéré comme de très grande qualité.
Certaines écoles parmi les plus réputées du pays peuvent même atteindre un million de bahts par an, soit près de 25.000 euros de frais de scolarité. Ces établissements mettent généralement l’accent sur l’apprentissage des langues, avec de nombreuses heures d’anglais, mais aussi des cours de français et de thaï.
L’uniforme thaïlandais
En Thaïlande, le port de l’uniforme est obligatoire de la maternelle jusqu’au lycée, y compris dans certaines universités, aussi bien dans les établissements publics que privés. Cet uniforme, généralement sobre et standardisé, représente toutefois un coût supplémentaire pour les familles. Il faut compter en moyenne 4.000 bahts par enfant, soit environ 110 euros.
Face à cette dépense, certains parents souhaitent pouvoir réutiliser les uniformes pendant au moins deux années consécutives afin de réduire les coûts liés à la scolarité.
Lutter contre le décrochage scolaire
Selon un récent rapport des autorités thaïlandaises de l’éducation, le pays compte environ 9,1 millions de jeunes âgés de moins de 15 ans. Parmi eux, près d’un million d’enfants ne seraient pas scolarisés.
Ce phénomène de décrochage scolaire ou de non-scolarisation s’explique principalement par la pauvreté, les difficultés familiales et, dans certaines régions, l’isolement géographique. Parmi ces jeunes figurent également de nombreux réfugiés, notamment originaires de Birmanie, qui ne maîtrisent pas la langue thaïlandaise et dont les familles ne disposent pas des moyens financiers nécessaires pour assumer les frais liés à la scolarité.
Le gouvernement thaïlandais affirme vouloir réduire significativement ce taux de non-scolarisation. C’est notamment l’objectif du programme « Thailand Zero Dropout », destiné à réintégrer dans le système éducatif les enfants et adolescents ayant quitté l’école ou n’ayant jamais été scolarisés pour diverses raisons. En Thaïlande, l’école est obligatoire de 6 ans à 15 ans.










