La rédaction a vibré au rythme du Festival des Fleurs de Chiang Mai. Entre chars immenses et pluies de pétales, un spectacle total et éblouissant.


Comme prévu, notre rédaction s’est envolée ce week-end pour la « Rose du Nord » afin de couvrir la 49ème édition du Festival des Fleurs de Chiang Mai. Comme chaque année, nous avons été littéralement bluffés.

On vous le dit tous les ans mais la réalité dépasse de loin les cartes postales : nous sommes repartis réellement éblouis par cette explosion de vie.
Retrouver ici le film de la parade :
https://youtube.com/watch?v=nfJJ_ZpWcrE&feature=shared
Un vendredi soir sous les étoiles et les pétales
Dès le vendredi soir, nous avons franchi les portes du parc Nong Buak Haad. L’air y était saturé du parfum sucré des orchidées impériales et de la fraîcheur des autres fleurs en tout genre.

Des milliers de fleurs, des millions peut-être, s’étendaient à perte de vue : des tapis de tulipes aux couleurs plus belles les unes que les autres côtoyaient des compositions d’orchidées suspendues comme des cascades de soie. C’était à couper le souffle, une mise en scène où chaque pétale semblait avoir été posé à la main.
À l’entrée du parc, une cérémonie d’ouverture avait lieu.

Nous avons eu la chance d’arriver juste avant qu’un petit feu d’artifice n’éclate, attirant encore plus notre regard sur les monticules de fleurs autour de nous. Il y avait autour et dans le parc des food courts, des stands artisanaux locaux, ainsi qu’une petite fête foraine pour amuser les enfants. Au cours de cette soirée, tous les plaisirs étaient réunis en un seul endroit, l’occasion unique de passer un merveilleux moment avec ses proches.

Samedi : la parade des géants de pétales
Le lendemain matin, nous avons assisté au célèbre défilé. Le chiffre est immuable mais toujours impressionnant : 27 chars monumentaux ont paradé sous le soleil radieux.

Chacun d’eux est une œuvre d’art éphémère, patiemment recouverte de milliers de fleurs fraîches et de mousses pour créer des figures de divinités ou d’animaux mythiques comme l’éléphant. L’enjeu était de taille : remporter le prix du meilleur char et honnêtement, ils étaient tous plus beaux les uns que les autres.

L’ambiance était électrique, portée par une ferveur populaire incroyable. On aurait dit que toute la ville était de sortie spécialement pour l’événement, que ce soit les locaux ou les touristes venus particulièrement pour l’occasion :
- Les orchestres : les écoles locales ont défilé avec une énergie folle, mêlant instruments traditionnels et cuivres.

- L’élégance thaïlandaise : des femmes vêtues de robes étincelantes brodées de motifs floraux, déambulaient avec une grâce infinie. Chaque détail, des coiffures complexes et fleuries tout accessoirisées, était un hommage à la culture locale.

La cérémonie était vraiment émouvante, surtout quand on se rend compte de l’énorme préparation et du travail qu’il a dû y avoir juste pour ce week-end. La claque est monumentale chaque année, c’est vraiment l’événement à ne pas rater à Chiang Mai.
Une conclusion en musique et quelques regrets
Les festivités ont duré tout le week-end, se prolongeant jusqu’au dimanche soir par un concert sur la scène de Tha Pae Gate. La place était noire de monde.
Toutefois, pour être tout à fait honnêtes, un petit bémol est venu griser ce tableau idyllique : la frénésie des réseaux sociaux.

Des nuées de visiteurs se prenaient en photo partout, à chaque seconde, bloquant parfois le passage ou masquant les fleurs pour obtenir le meilleur angle. Cette obsession de l’image immédiate enlevait un peu de la magie et du mystère que procure normalement une telle débauche de beauté naturelle.












