En Thaïlande, trop de condamnés à mort ou à la prison à perpétuité se verraient accorder d’importantes remises de peine. Douze juges demandent des peines planchers.


Laota Saenlee, un baron de la drogue de 86 ans, a été libéré par la justice thaïlandaise le 14 août 2026, après avoir purgé une peine de neuf ans et dix mois de prison seulement. Arrêté en 2016 puis condamné à mort, sa peine a d’abord été réduite à cinquante ans d’emprisonnement après qu’il a avoué ses méfaits, puis des grâces royales ont encore réduit la peine.
Instaurer des peines planchers
Son cas et quelques autres ont attiré l’attention sur le fonctionnement du système pénal thaïlandais. Douze juges de la Commission de l'administration judiciaire (JAC) ont demandé au président de la Cour suprême (qui préside également la JAC) un examen de l'application des peines, craignant que les délinquants graves ne reçoivent d'importantes réductions de peine et récidivent après leur libération. Les juges souhaitent ainsi rétablir la confiance dans le système judiciaire thaïlandais qui doit, notamment, mieux surveiller les délinquants sexuels et violents. Ils souhaitent la création d’un comité qui examine spécifiquement l’exécution des peines et l’instauration de peines planchers avant une possible proposition de réduction. Selon les avis, ces peines pourraient s’étaler de quinze à vingt-cinq ans.
C’est à présent au président de la Cour suprême et du JAC d’accepter leur requête et de mettre en route le processus.
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