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La Thaïlande veut tailler dans ses 7.000 lois et règlements pour les entreprises

Le Premier ministre Anutin Charnvirakul s'attaque aux textes subordonnés qui plombent les coûts des entreprises. Les propositions prioritaires sont attendues début juin 2026.

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Ouvrir un restaurant en Thaïlande nécessite plusieurs licences distinctes. Lancer un projet immobilier peut obliger à contacter une quinzaine d'administrations différentes. D'après le TDRI, l'Institut de recherche pour le développement de Thaïlande, ce maquis administratif coûte 134 milliards de bahts par an au secteur privé. Le gouvernement a annoncé mercredi 20 mai 2026 une revue de plus de 7.000 lois et règlements subordonnés pour déterminer lesquels conserver, modifier ou abroger. Le vice-Premier ministre chargé des affaires juridiques, Pakorn Nilprapunt, supervise le processus et a demandé aux organisations patronales d'identifier d'ici début juin dix à vingt règlements prioritaires.

Ainsi, la loi sur les jeux date de plus de soixante ans et ne couvre pas les paris en ligne. Les tentes, hôtels capsule et locations de type Airbnb échappent toujours à la loi touristique, ce qui crée une concurrence déloyale avec les hôtels classiques.

Deux mesures nouvelles sont annoncées : une super-licence unique couvrant plusieurs activités et un passage de l'autorisation préalable à un audit après démarrage pour les entreprises éligibles. Le programme Fast Pass du Conseil d'investissement aurait contribué à une hausse de 18% des investissements au premier trimestre 2026.

Le retard pris est aussi concurrentiel. Le Vietnam et l'Indonésie ont déjà simplifié leur cadre réglementaire et attirent des entreprises multinationales qui redistribuent leurs chaînes d'approvisionnement. Aucune date d'entrée en vigueur n'a été précisée.

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