En Thaïlande, les salaires n’ont progressé que de 1,7 % par an en dix ans, tandis que le coût de la vie a fortement augmenté, creusant un écart entre revenus et dépenses.


Selon une étude de Bnomics, plateforme d’analyses économiques et sociales de la Bangkok Bank, la hausse des salaires en Thaïlande est restée limitée à 1,7% en dix ans. Les prix, eux, ont augmenté de plus de 1% chaque année. Le revenu moyen s’élève actuellement à environ 20.000 bahts par mois, soit près de 527 euros.
Un sujet qui fait débat depuis longtemps
La question des salaires demeure un sujet récurrent pour le gouvernement thaïlandais. Assurer une stabilité économique aux ménages est essentiel pour soutenir la croissance, retenir la main-d’œuvre et préserver le dynamisme de l’économie nationale.
Malgré une légère hausse des salaires, plusieurs études montrent qu’elle ne garantit pas un niveau de vie confortable pour tous. La hausse des coûts des transports, de la fiscalité, de l’alimentation et, plus récemment, du carburant pèse sur le budget des ménages.
En conséquence, l’augmentation du salaire moyen permet tout juste de maintenir le niveau de vie.
Le salaire minimum, de 330 à 400 bahts par jour selon les régions, illustre la faiblesse persistante des revenus.
Des différences entre les régions
Comme ailleurs, les salaires varient selon les régions. À Bangkok, ils sont plus élevés en raison d’un coût de la vie supérieur : ils dépassent généralement 25.000 bahts mensuels (environ 670 euros), mais cette hausse est compensée par des dépenses plus importantes, notamment pour le logement, les transports et l’alimentation. En province, les revenus sont plus faibles et souvent moins stables, fluctuant selon l’emploi, le nombre d’heures travaillées et le secteur d’activité.
Derniers chiffres : le tourisme, pilier de l’économie thaïlandaise avec plus de 30 millions de visiteurs en 2025, fait vivre près de 4 millions de personnes et représente environ 12 % du PIB du pays.






