À New York, en marge de l’Assemblée générale de l'ONU, le Premier ministre thaïlandais a rencontré les géants de la tech et de la finance américaines.


À l'occasion de sa participation à l'Assemblée générale des Nations unies, le Premier ministre thaïlandais a mené une offensive diplomatique et économique auprès des grandes institutions financières et technologiques américaines. Anutin Charnvirakul a cherché à séduire les investisseurs en leur présentant une vision novatrice du royaume.
Les géants américains s’impliquent
Face à des interlocuteurs aussi divers et puissants que Bank of America, Microsoft ou le gestionnaire d’actifs Pacific Investment Management Company (Pimco), le discours semble avoir tenu ses promesses. Bernard Mensah, président international de Bank of America, a salué les politiques gouvernementales thaïlandaises, particulièrement la transition vers l'énergie propre.
Avec Microsoft, les discussions ont porté sur l'expansion de la coopération en matière de technologies numériques, d'intelligence artificielle, d'infrastructures numériques et de cybersécurité. La Thaïlande, qui aspire à devenir un centre régional de l'économie numérique et de l'IA, a besoin de partenaires forts et impliqués et les a peut-être trouvés.
Google mise sur la durabilité
Anutin Charnvirakul s'est également rendu au siège de Google, pour y rencontrer Ruth Porat, présidente et directrice générale de l'investissement chez Alphabet-Google. Ensemble, ils ont confirmé un plan d'investissement en Thaïlande d'un milliard de dollars (environ 36 milliards de bahts) de la part du géant américain.
L'investissement couvre la construction d'un centre de données à Chon Buri et d'une région Google Cloud à Bangkok, tous deux inscrits dans le corridor économique oriental (EEC) de la Thaïlande. Ruth Porat a réaffirmé l'engagement de Google en tant que partenaire à long terme de la Thaïlande. C’est dans cet état d’esprit qu’elle a souligné que le développement du data centre du groupe privilégie des normes écologiques et des retombées positives pour les communautés voisines. Dans le même ordre d’idée, Anutin Charnvirakul a insisté sur l'importance de l'efficacité énergétique, de la gestion de l'eau et du bien-être des populations locales.
Google s’engage également à lancer une initiative baptisée « Open Data », qui vise à développer une main-d'œuvre compétente en Thaïlande, y compris dans le domaine du numérique. Cette initiative doit offrir des opportunités aux Thaïlandais et aux startups locales.
Le gouvernement thaïlandais, par la voix de son Premier ministre, s'est engagé à faciliter les projets de Google et à élargir la coopération au-delà des infrastructures, notamment dans les domaines de l'IA, des compétences numériques et de la transition vers l'économie digitale.
Un positionnement régional stratégique
Lors d'un dîner organisé par l'US-Asean Business Council et la Chambre de commerce américaine, Anutin Charnvirakul a vanté la position centrale de la Thaïlande au cœur de l’Asean. Selon lui, le royaume est un point d’accès, non seulement à ses 70 millions d'habitants, mais à un marché régional de 700 millions de personnes.
Brian McFeeters, président du US-Asean Business Council, a confirmé que la Thaïlande reste un partenaire stratégique crucial pour les États-Unis. Michael DeSombre, secrétaire d'État adjoint américain pour les Affaires d'Asie de l'Est et du Pacifique, a soulevé les potentiels de coopération en matière d'investissements, de technologie, d'énergie et de chaînes d'approvisionnement.
Des chiffres prometteurs
Quelques chiffres marquants ont été rappelés. Au premier semestre de cette année 2026, les candidats aux investissements en Thaïlande pesaient 44 milliards de dollars, soit une hausse de 37% par rapport à la même période de 2025. La Thaïlande, a rappelé son Premier ministre, fait tout pour figurer parmi les 20 économies les plus compétitives du monde d'ici 2030.












