Malgré les tensions au Moyen-Orient et les craintes de perturbations, la Thaïlande assure disposer de stocks de médicaments suffisants et écarte tout risque de pénurie à court terme.


Avec l’escalade du conflit au Moyen-Orient, notamment la fermeture du détroit d’Ormuz par l’Iran, de nombreuses questions se posent sur la gestion des stocks de médicament. L’Organisation pharmaceutique gouvernementale (GPO) se veut rassurante sur le sujet en affirmant que la Thaïlande dispose des réserves suffisantes de médicament et de matières premières pour assurer la continuité de sa production pendant au moins un an.
La GPO a mis en place des mesures d’urgence
Pour maintenir la fabrication sur le long terme, la GPO a mis en place des plans d’approvisionnement et de production systématiques, ainsi que des mesures d’urgence complètes en matière de santé publique. L’Organisation pharmaceutique gouvernementale produit ses médicaments localement, en important principalement les matières premières des régions peu affectées par les conflits, comme l'Inde, le Japon, la Chine et divers pays européens, a souligné le Dr Mingkwan Supphannapong, directeur de la GPO. La planification des approvisionnements se fait au moins six mois à l’avance, ce qui garantit la continuité de la production et l’approvisionnement national.
Le trastuzumab au coeur du conflit
29.000 flacons de trastuzumab injectable, produits par Ayrogen Pharmed en Iran, sont consommés annuellement en Thaïlande. Le fabricant annonce pouvoir poursuivre normalement la production et l’approvisionnement pour la Thaïlande. Dans le cas où la situation viendrait à se tendre, la GPO a annoncé pouvoir faire appel à d’autres fournisseurs, indiens, sud-coréens et européens. « Nous gérons la chaîne d'approvisionnement de près et travaillons en étroite collaboration avec les agences compétentes et nos partenaires nationaux et internationaux », a déclaré le Dr Mingkwan Supphannapong.
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