Parce qu’elle a un rôle historique dans la région et un rôle à jouer dans le monde d’aujourd’hui, la France doit prendre sa part dans la résolution du conflit, expliquent-ils dans une tribune. C’est, entre autres, ce qu’il fallait lire dans la presse française à propos de la Thaïlande ces derniers jours.


Un conflit sans fin
La presse française continue à suivre jour après jour le conflit entre la Thaïlande et le Cambodge. « Un conflit sans fin » pour Le Point. « Washington espère que la Thaïlande et la Cambodge rétabliront la trêve », relève Le Figaro, tandis que l’AFP s’intéresse à la tentative de médiation de la Chine. « La France pousse pour un cessez-le-feu », rapporte Sud-Ouest. Courrier international avance le chiffre de 700.000 déplacés. D’autres médias expliquent que derrière le conflit, outre le problème frontalier, on trouve la question des centres de cyber-fraude et celui des casinos en ligne. Le Monde s’intéresse à l’accusation portée par le Cambodge contre la Thaïlande de bombardements sur la province Siem Reap, celle qui abrite les temples d’Angkor et leurs visiteurs. Le nombre de ceux-ci aurait chuté de 20% depuis le début du conflit, en comparaison avec la même période de l’an dernier, souligne le quotidien.
La France a encore un rôle à jouer

Dans La Tribune, Vincent Éblé, sénateur de la Seine-et-Marne et président du groupe d'amitié France-Cambodge et Laos et Thomas Lam, député des Hauts-de-Seine et président du groupe d’amitié France-Cambodge, ont co-rédigé un texte signé par de nombreux parlementaires français. Il est titré : « À la frontière de la Thaïlande et du Cambodge, la France a encore un rôle à jouer ».
Le quotidien explique que « face à la montée des tensions entre la Thaïlande et le Cambodge, les parlementaires membres des groupes d’amitié France-Cambodge et France-Thaïlande appellent le président à engager une initiative française de désescalade. »
Voici quelques extraits de leur message : « Dans cette région longtemps perçue comme stabilisée, la tentation du rapport de force ressurgit là où la diplomatie devrait primer. »
« L’Asie du Sud-Est, souvent présentée comme un espace de croissance pacifique, n’est pas imperméable aux recompositions en cours de l’ordre international. », « Ce retour de la conflictualité impose à la France une réflexion lucide. »
« Trop souvent, les équilibres de cette région ont été considérés comme secondaires, alors même qu’ils participent pleinement de la stabilité internationale. L’Asie du Sud-Est n’est pas périphérique : elle est au cœur des dynamiques économiques, politiques et sécuritaires contemporaines. »
« La France s’est dotée d’une stratégie indopacifique ambitieuse. Celle-ci ne peut rester une simple proclamation doctrinale. Elle doit se traduire par une présence constante : celle de ses diplomates, de ses coopérations, de ses expertises, et surtout par une parole tenue. Dans un monde fragmenté, notre pays a une responsabilité singulière à assumer : celle d’une puissance d’équilibre, qui ne menace personne, ne prétend ni dominer ni convertir, mais cherche à comprendre, à relier et à apaiser. »
« Au-delà des considérations stratégiques, la première urgence est humaine. La protection des populations civiles, la sécurité des acteurs locaux et le respect du droit international humanitaire doivent être pleinement garantis. Le respect du droit international, du non recours à la force et du règlement pacifique des différends demeure la seule voie durable, conforme aux principes de la Charte des Nations unies. Face aux tentations nationalistes et aux logiques d’escalade, le multilatéralisme et le dialogue doivent prévaloir. »
« Nous appelons donc le Président de la République à engager une initiative française de désescalade entre la Thaïlande et le Cambodge. Non pour s’ériger en arbitre, mais pour offrir un espace de confiance. Le Sommet de la Francophonie, qui se tiendra à Siem Reap en 2026, offre à cet égard une occasion précieuse. »
« La France pourrait proposer la mise en place d’un groupe d’appui francophone, réunissant des experts juridiques, des géographes et des spécialistes de la résolution pacifique des différends territoriaux. Léger, neutre et proposé à la demande des parties, ce cadre pourrait contribuer à restaurer les conditions d’un dialogue apaisé. »
« Articulée avec l’Union européenne et pleinement cohérente avec les mécanismes de l’ASEAN, une telle initiative renforcerait la confiance mutuelle et aiderait les deux États à avancer vers une solution durable, fondée sur la stabilité et le respect de leur souveraineté. »
« L’Europe se cherche, le monde se durcit et l’Asie s’inquiète. Dans cette période charnière, la France ne doit pas se penser comme une puissance diminuée, mais comme une puissance différente. Il nous revient de décider si elle veut être spectatrice ou actrice. Nous pensons qu’il est de son devoir d’agir. »
Une médaille d’or royale aux Jeux d’Asie du Sud-Est

Malgré le conflit, la Thaïlande a accueilli sans heurts les Jeux d’Asie du Sud-Est, au cours desquels le pays hôte s’est particulièrement distingué. Parmi tous les résultats probants des athlètes du pays, il en est un qui a marqué les esprits. Une médaille d’or qui a alimenté la presse people mondiale, notamment Gala.
« L’image est forte pour le couple sportif à la tête de la Thaïlande, raconte le magazine. C’est le roi Maha Vajiralongkorn, 73 ans, en tenue d’athlète thaïlandais, qui a remis ce jeudi 18 décembre la médaille d’or à Suthida, 47 ans, sa quatrième épouse avec qui il s’est marié en 2019. La reine s’est distinguée en voile lors des Jeux d’Asie du Sud-Est, aussi connus sous le nom de SEA Games, qui se déroulent en Thaïlande jusqu’au 20 décembre. Dans la catégorie SSL47, sur des voiliers de 47 pieds (14 m) comprenant dix membres d’équipage mixtes, elle a excellé notamment dans les rôles de tacticienne et de barreuse dans les eaux de Pittaya.
Le 1er décembre dernier, Suthida avait déjà marqué les esprits en courant un semi-marathon en 2 heures 13 minutes et 40 secondes à Bangkok avec Eliud Kipchoge, une véritable star de la course à pied au Kenya. Très discrète, l’épouse du roi de Thaïlande se fait remarquer par ses capacités sportives impressionnantes. Celle qui pratique le hockey sur glace était logiquement à la tête de la délégation thaïlandaise lors de la cérémonie d’ouverture de la 33e édition des Jeux d’Asie du Sud-Est le 9 décembre dernier. Comme elle, l’ancien roi de Thaïlande Rama IX avait reçu la médaille d’or en voile à l’occasion des Jeux d’Asie du Sud-Est péninsulaire de 1967. C’était il y a une soixantaine d’années. Il était à l’époque accompagné de sa fille, la princesse Ubolratana Rajakanya. L’épouse du roi thaïlandais actuel a donc, d’une certaine manière, perpétué la tradition. »
Pour un tourisme durable en Thaïlande

Le site professionvoyages.com rapporte que « l’Office du tourisme de Thaïlande (Tourism Authority of Thailand, ou TAT) vient de dévoiler TravelGreenThailand.com, une nouvelle plateforme numérique invitant les voyageurs à découvrir la Thaïlande sous l’angle du tourisme durable. Le site met en valeur des destinations écoresponsables, des programmes de tourisme communautaire et des conseils de voyage qui visent à préserver la beauté naturelle de la Thaïlande tout en enrichissant les communautés locales. Ce lancement réaffirme l’engagement de longue date de la Thaïlande envers des pratiques touristiques responsables, qui favorisent la protection de l’environnement, le soutien aux communautés locales et la résilience à long terme des destinations. Cette initiative s’inscrit dans la vision nationale thaïlandaise du « voyage porteur de sens », soit des expériences qui permettent aux visiteurs de se connecter profondément au patrimoine, aux populations et aux paysages du pays. Des séjours dans des fermes biologiques à Chiang Mai aux projets de restauration des mangroves à Krabi, le site met en avant des occasions concrètes de voyager de manière responsable. »
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