À la frontière entre la Thaïlande et le Cambodge, des équipes de déminages ont identifié trente-deux mines dans un même secteur normalement sans risque.


Trente-deux mines en quelques heures. La découverte a été faite dans la province de Sa Kaeo à l’est du pays, le long de la frontière cambodgienne. Les engins ont été repérés lors d’une patrouille de sécurité avant l’intervention des équipes de déminage. Très inquiétant, selon les autorités il s’agit de mines antipersonnel encore actives, découvertes dans une zone qui avait déjà fait l’objet d’inspections par le passé. Ces engins n’étaient pas censés s’y trouver.
Une zone déjà inspectée
La frontière entre la Thaïlande et le Cambodge fait partie des secteurs régulièrement contrôlés en raison de la présence d’anciens champs de mines liés aux conflits régionaux. Plusieurs zones ont été cartographiées et traitées au fil des années. Dans ce secteur précis, les autorités indiquent que les mines découvertes ne figurent pas dans les relevés existants. Ce décalage complique le travail des équipes sur le terrain qui s’appuient sur ces données pour planifier leurs interventions.
Les opérations se poursuivent désormais dans la zone pour vérifier l’étendue du périmètre concerné et sécuriser les alentours. Les autorités n’ont pas précisé si ces découvertes allaient entraîner un élargissement des contrôles le long de la frontière.
Des mines normalement interdites
La Thaïlande comme le Cambodge sont, de façon officielle, signataires de la Convention d’Ottawa qui interdit l’usage et impose la destruction des mines antipersonnel, avec des programmes de déminage en cours depuis plusieurs années.
Malgré tout, des accidents continuent d’être signalés dans la région, notamment côté cambodgien, où des civils sont encore régulièrement victimes d’explosions selon des organisations spécialisées.
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