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À la frontière entre Thaïlande et Malaisie, étendre la clôture contre les dangers

Le ministre thaïlandais des Affaires étrangères plaide pour une extension de sa clôture frontalière avec la Malaisie, notamment pour endiguer le trafic de drogue et renforcer la sécurité.

Clôture Thaïlande MalaisieClôture Thaïlande Malaisie
Écrit par Franck STEPLER
Publié le 2 septembre 2026


 

Le gouvernement thaïlandais prépare-t-il l'extension de la clôture frontalière avec la Malaisie pour renforcer sa lutte contre la contrebande et le trafic de stupéfiants ? Mardi 1er septembre 2026, le vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères, Sihasak Phuangketkeow, a défendu cette proposition en prélude à une réunion du Conseil des ministres. « Le projet cible le trafic de drogue et la contrebande tout en renforçant la coopération en matière de sécurité avec la Malaisie », a déclaré le ministre. Il a insisté sur le fait que la sécurité demeure critique pour restaurer la confiance économique et les investissements dans le sud-est thaïlandais.

 

Une clôture à la longue histoire

 

La frontière entre la Thaïlande et la Malaisie s'étend sur plus de 600 kilomètres, dont 500 de frontière terrestre. Elle se répartit entre les provinces de Satun, Songkhla, Yala et Narathiwat. Des clôtures partielles existent déjà depuis plusieurs décennies le long de ce tracé.

Dès les années 1970, Malaisie et Thaïlande ont construit les premières barrières de béton, d'acier et de fil barbelé dans les zones de Perlis et Satun, ainsi qu'à la frontière Perlis-Songkhla. Ces installations ont été renforcées à partir de 2013, lorsque le ministère de l'Intérieur malaisien a annoncé des plans pour un mur et une clôture de périmètre le long des berges du fleuve Kolok, séparant l'État du Kelantan du côté malaisien de la province de Narathiwat en Thaïlande.

Le projet bilatéral s'est poursuivi et, à ce jour, environ 110 kilomètres de clôtures ont été installés.

 

Renforcer le renseignement pour une réponse plus efficace

 

Sihasak Phuangketkeow n'a pas seulement plaidé pour des infrastructures, il a également insisté sur l'amélioration de la coordination entre les agences. Le ministre a appelé les organismes de renseignement à mieux collaborer, arguant qu'une intégration des informations permettrait au gouvernement de prendre des décisions plus rapidement et de réagir aux menaces de manière plus efficace.

Le ministre a également rappelé que la sécurité seule ne suffit pas. Sihasak Phuangketkeow a souligné l'importance de l'engagement communautaire, estimant que des réseaux locaux plus solides pourraient aider les autorités à obtenir des informations et à agir plus rapidement. « Un tel travail ne peut produire de résultats du jour au lendemain et doit être soutenu à long terme », a-t-il ajouté.

 

Une rencontre diplomatique le 16 septembre 2026

 

Il a également insisté sur la nécessité de créer des perspectives économiques pour la jeunesse locale, notamment par l'emploi et le développement économique sérieux des provinces frontalières du sud. Le gouvernement doit, selon lui, accorder une attention particulière aux infrastructures et aux liaisons améliorées avec la Malaisie – tant routières que ferroviaires – pour renforcer les déplacements transfrontaliers, le commerce et l'activité économique.

 

Le ministre a annoncé qu'il se rendrait rencontrer son homologue malaisien le 16 septembre 2026. Ils aborderont ensemble toutes ces questions.

 

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