Quel est l’avenir de l’économie thaïlandaise avec cette nouvelle majorité ? Quel avenir pour le baht ? Quel avenir pour la jeunesse ? La presse française s’interroge.


La Thaïlande distancée par ses voisins de l’Asean
Concernant la Thaïlande, Le Monde parle du « déclassement de l’économie de l’« homme malade de l’Asie ». Les faiblesses structurelles de l’économie thaïlandaise, liées à la dette, la démographie, la gouvernance ou la productivité, minent l’attractivité du pays, désormais distancé par ses voisins de l’Asean », explique le quotidien. Avant de poursuivre : « si la Bourse thaïlandaise a bondi de 3,4 % à l’annonce, dimanche 8 février, de la victoire aux élections législatives anticipées du premier ministre sortant, Anutin Charnvirakul, l’embellie pourrait être de courte durée, tant l’économie thaïlandaise est aujourd’hui en crise. Le conservateur a le soutien de l’establishment, en l’occurrence du palais royal et de l’armée, qui donnent le « la » de la politique thaïlandaise. Il pourrait dès lors prétendre à aller au bout de son mandat, d’une durée de quatre ans, et apporter de la stabilité à un pays qui a connu trois premiers ministres en trois ans. »
Éviter une guerre des monnaies avec Trump

Économie pour les uns, monnaie pour les autres. Les Échos indiquent que « la Thaïlande redoute de subir « le feu et la fureur » de Trump dans une guerre des monnaies. » « La Thaïlande rejoint la liste des pays dans le collimateur de l'administration Trump. Elle tente de les intimider et de les décourager d'engager « le feu monétaire » des dévaluations compétitives. »
Explication complémentaire : « 32 millions de touristes ont visité la Thaïlande en 2025. Si ce chiffre est en dessous de l'objectif du gouvernement de 37,5 millions de visiteurs, il témoigne de l'importance de ce secteur pour l'économie thaï. Il pèse pour 12 % de son produit intérieur brut, ce qui a des répercussions sur sa monnaie, le baht. Les touristes vendent leurs devises pour acquérir celle de la Thaïlande, ce qui crée une pression à la hausse sur sa valorisation. A l'inverse, l'arrêt du tourisme lors du Covid avait pénalisé l'économie et la monnaie. Ceux qui se rendront dans ce pays pour leurs vacances d'été devraient profiter d'un gain de pouvoir d'achat de 2 % du fait de la baisse du baht. »
Une jeunesse thaïlandaise négligée ?

Courrier international revient sur le drame de la semaine. « L’attaque d’une école en Thaïlande, signe d’une crise de la santé mentale chez les jeunes ? », s’interroge-t-il.
« Une directrice d’école de 54 ans a succombé à ses blessures après une attaque survenue dans son école. Le suspect, un adolescent de 18 ans qui était armé, a été interpellé par la police. Il aurait été suivi pour des troubles psychiatriques liés à l’usage de drogues. Pour certains médias locaux, ce fait divers est une illustration tragique de l’ampleur du désarroi d’une jeunesse thaïlandaise négligée. »
En Thaïlande, la lèse-majesté peut coûter très cher

BFM, TF1 et de nombreux autres médias ont repris cette information de l’AFP. « Trois ans de prison par message : un Thaïlandais condamné à 50 ans de prison pour outrage à la royauté ». « La peine est historiquement lourde. Un Thaïlandais a été condamné au total à 50 ans de prison pour outrage à la royauté, a indiqué ce mardi 10 février une organisation locale de défense des droits humains. La loi thaïlandaise sur le crime de lèse-majesté, connue sous le nom d'article 112, protège le roi et sa famille de toute critique. Phuritikon Sarakul, 43 ans, était accusé d'avoir publié entre 2021 et 2022 dix messages faisant référence au roi, Maha Vajiralongkorn, sur le compte Twitter militant « Guillotine Activists for Democracy ». Un tribunal l'a condamné mardi à trois ans de prison par message, soit 30 ans, qui s'ajoutent aux 20 ans dont il avait déjà écopé en décembre pour d'autres publications sur les réseaux sociaux. Le jugement a été rendu en l'absence du prévenu, qui vit en exil à l'étranger. Des voix dénoncent la loi sur le crime de lèse-majesté comme un instrument pour étouffer la dissidence et réduire au silence les opposants politiques dans le royaume. Le Parti du peule, très populaire auprès de la jeunesse thaïlandaise, avait fait campagne en 2023 pour une réforme de la loi. Mais le sujet n'a pas été à l'ordre du jour des dernières élections législatives, remportées dimanche par un parti conservateur devant la formation réformiste. »
Retour sur la contraception des éléphants

Pour finir, Euronews a retenu la nouvelle animalière dont nous vous parlions il y a quelques jours, sous le titre : « Thaïlande : des éléphants sous contraception, chassés de leur habitat naturel »
« Pour éviter des confrontations parfois mortelles avec les humains, la Thaïlande administre des vaccins contraceptifs aux éléphants sauvages, explique la chaîne. La Thaïlande utilise un vaccin contraceptif sur des éléphants sauvages afin de tenter d'endiguer un problème croissant d'empiètement réciproque entre populations humaines et animales. Le problème est particulièrement aigu dans les zones où les exploitations agricoles gagnent sur la forêt, ce qui repousse les éléphants hors de leur habitat naturel. L'initiative s'inscrit dans les efforts visant à limiter des affrontements qui peuvent être mortels. À mesure que les agriculteurs abattent la forêt pour gagner des terres cultivables, les éléphants sont contraints de quitter des habitats toujours plus réduits pour chercher de la nourriture. L'an dernier, des éléphants sauvages ont tué 30 personnes et en ont blessé 29 en Thaïlande, selon des chiffres officiels qui font également état de plus de 2.000 incidents de destruction de cultures par les éléphants. »
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