« Fermer les yeux me réveille » est le titre du roman que Pierre Bau viendra dédicacer vendredi 20 mars 2026, à 18h30, à la librairie Carnets d’Asie. Un autre regard sur la Seconde guerre mondiale.


Venez découvrir la Seconde guerre mondiale vue d’Asie.
Vendredi 20 mars 2026, à partir de 18h30, la librairie Carnets d’Asie vous invite à l’espace médiathèque de l’Alliance française de Bangkok pour y rencontrer Pierre Bau, qui viendra dédicacer son premier roman Fermer les yeux me réveille, sous-titré La Seconde Guerre mondiale vue d’Asie, par des Asiatiques. Paru en octobre 2025 aux éditions Gope, ce long roman offre une vision du conflit mondial d'un point de vue oriental et non d'un point de vue occidental, comme nous avons l'habitude de le considérer.
Médecin spécialiste des maladies tropicales
Originaire de Provence, Pierre Bau a grandi à Lyon. Lecteur boulimique, il demandait à sa mère, dès l’âge de 4 ans, le sens des lettres et des mots. Ses premiers chocs ont pour noms Rimbaud, Vian puis Borges, qu’il délaisse un peu pour les livres traitant de parasitologie et de maladies tropicales. Devenu médecin spécialiste en ces matières, il reprend la lecture des grands Français, des grands Anglais et des grands Russes.
Il découvre le bonheur des pays bouddhistes
Sa spécialité l’amène un jour en Asie, en Inde puis en Afghanistan. Il y travaille pour Médecins sans Frontières de 1982 à 1995. Mais un jour, l’ambiance sur place lui donne envie de passer à autre chose. Lui qui est également passé par l’Angola, le Sahara algérien et l’Iran découvre le bonheur des pays bouddhistes : Cambodge, Laos, Thaïlande. Aujourd’hui, il vit entre Montpellier et le Laos.

Et l’écriture dans tout ça ? « J’étais médecin dans le Pacifique, sur un bateau nommé l’Atalante, se souvient-il. On longeait une île. Je lisais Conrad. Je voyais les marins boire leur rhum et j’ai commencé à écrire. On était en 1999. Puis j’ai ressenti un choc culturel en Guyane qui m’a encore plus donné envie d’écrire. »
Tout est né dans un rêve
Et pourquoi la Seconde guerre mondiale vue d’Asie ? « Le pont de la rivière Kwai est un beau roman et un beau film. Mais on y voit juste un Japonais sadique et des prisonniers anglais. J’avais envie d’en dire plus, sans faire de l’appropriation culturelle. Tout est en fait parti d’un rêve qui parlait de l’Asie. Je préparais un roman sur la « drôle de guerre » qui devait se passer dans le Nord de la France. Je l’ai juste déplacé en Asie. » Pour apporter une vision différente d’un moment charnière pour le monde. « J’avais envie de parler de cette période clé du XXème siècle, de cette opposition entre communisme et fascisme, après les nationalismes de 14-18. J’avais envie de comprendre ce qui s’était passé. Après ce rêve, j’ai pris un billet d’avion pour l’Inde, le Cambodge et le Laos. Dans le roman, j’ai ajouté la Chine, la Thaïlande, le Vietnam, la Birmanie. J’ai beaucoup travaillé avec l’École Française d’Extrême-Orient, qui m’a sorti des trésors. J’ai aussi trouvé en Inde et ailleurs des journaux en anglais datant de la Seconde guerre mondiale. »
Un roman littéraire, historique et initiatique
Ce roman aurait pu être un essai, du moins peut-on le penser. Mais tel n’était pas le but de l’auteur. « Mon travail tournait à l’essai alors j’ai tout repris, explique Pierre Bau. Je voulais vraiment écrire une fiction. Il s’agit avant tout d’un roman littéraire. L’aspect historique n’arrive qu’au deuxième plan. C’est également un roman d’apprentissage, un roman initiatique. Mes personnages vont découvrir la vie, la guerre, la passion amoureuse interculturelle, la lâcheté… tout cela entre 1939 et 1945. C’est une succession de chocs. Il est possible que tous n’y survivent pas. »
Président de l’Association des écrivains de langue française
Pierre Bau est également président de l’Association des écrivains de langue française, qui sera centenaire cette année. On est venu le chercher il y a cinq ans. Il a d’abord refusé avant finalement de dire oui. Avoir une langue en commun à travers le monde lui semble tellement formidable. Fédérer les écrivains qui s’expriment en français, d’où qu’ils viennent, est une bien jolie tâche. L’association décerne quatre prix, seule ou en partenariat, en Asie, en Afrique, au Liban et en Suisse. De cela aussi, Pierre Bau pourra parler à Bangkok. Il vous y attend.

Fermer les yeux me réveille
La Seconde Guerre mondiale vue d’Asie, par des Asiatiques
Éditions Gope
Rencontre-dédicace avec Pierre BAU
Vendredi 20 mars, à partir de 18h30
Librairie Carnets d’Asie
Alliance française de Bangkok
https://maps.app.goo.gl/GKe96a9EcySZb2aSA?g_st=ic
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