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Tout savoir sur la légende du dibbouk, le démon juif

Par Anne-Claire Voss | Publié le 13/03/2022 à 18:00 | Mis à jour le 13/03/2022 à 18:00
Capture d'écran du film Possédé, un long métrage américano-canadien réalisé par Ole Bornedal, inspiré de faits réels et du démon nommé dibbouk

Si vous êtes amateur de films d’horreurs et d’histoires paranormales, vous avez très certainement déjà vu ce film glaçant, Possédé, un long métrage américano-canadien réalisé par Ole Bornedal. Apeurant, n’est-ce pas ? Pourtant, ce film s’inspire de faits réels et du démon nommé dibbouk. Mais qu’est-ce qu’un dibbouk ? Où puise t-il ses origines ?

 

Le dibbouk (ou dybbouk) provient de l’hébreu et signifie « attachement ». Ce démon a pour particularité de prendre possession d’êtres humains et trouve ses origines dans les traditions juives kabbalistiques. Il est aussi réputé pour provoquer de nombreuses maladies (pertes de cheveux, ecchymose, vomissement, AVC). Ce démon joue également avec les peurs et inflige de nombreux cauchemars à ses victimes…

 

Boîte à dibbouk

 

Dibbouk : une inspiration artistique yiddish

Les légendes autour du dibbouk ne manquent pas et sont une inspiration importante dans la culture juive kabbalistique. Plusieurs oeuvres en découlent comme la pièce de théâtre Le dibbouk (ou Entre deux mondes) rédigée par Shalom Anski en 1917. Cette pièce raconte le destin tragique de Khânan et Léa. Khânan, étudiant venu de Lituanie, est tombé amoureux de Léa, fille de Sender, riche commerçant de Brinitz qu’il ne pourra jamais épouser. Ce drame en trois actes sera adapté en 1937 par le réalisateur polonais Michał Waszyński. Mais le topo ne s’arrête pas là… Ce démon est également le sujet d’un roman connu de la culture yiddish, lui aussi nommé Dibbouks et écrit par Irène Kaufer. Publié par les éditions de l’Antilope, ce livre raconte l’histoire d’une narratrice, ici obsédée par une quête familiale ou le dibbouk n’épargnera personne…

 

 

Le dibbouk sur le devant de la scène artistique

Bien connu de la culture yiddish, le mythe du dibbouk a été propulsé sur le devant de la scène internationale dans les années 2010 avec le film Possédé d’Ole Bornedal. Il raconte l’histoire d’une petite fille ouvrant une boîte et finissant possédée par le dibbouk. Ce film s’inspire de la mésaventure bien réelle de Kevin Mannis, brocanteur. Cet Américain a pour habitude d’aller dans les vides grenier. Mais un jour, des objets appartenant à une femme décédée et rescapée de l’Holocauste sont mis en vente. Parmi eux, un coffre à vin de tradition juive dans lequel est renfermé un dibbouk. Kevin Mannis et son entourage finiront par être victimes du dibbouk qui y était enfermé. Depuis, le démon aurait été emprisonné à nouveau dans la boîte grâce à l’aide d’un rabbin.

 

Cette boîte du dibbouk est désormais exposée dans le musée hanté de Zak Bagans à Las Vegas. Selon The Cut, le célèbre rappeur Post Malone, rentré en contact avec la boîte lors d’une visite privée, aurait été lui aussi victime de ce démon en 2018… Les pneus d’un jet privé dans lequel le chanteur était, auraient crevé juste après le décollage. Le pilote a réussi à faire atterrir l’avion et rien de grave ne s’est finalement produit. Quelques jours plus tard, des voleurs sont entrés par effraction chez Post Malone, heureusement absent au moment des faits. Depuis, aucun autre fait n’aurait été recensé.

 

Peintures, romans ou films, ce démon ne cesse de fasciner et touche une plus grande communauté que celle des Juifs kabbalistiques. Mais aucune preuve ne permet d’affirmer que le dibbouk, existerait vraiment…

Anne-Claire Voss

Anne-Claire Voss

Diplômée d'un Bachelor en Management et médiation culturelle à l'ICART (Paris), elle décide de réaliser un Master en journalisme à l'ISFJ (Paris) et de se former avec notre rédaction.
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