Édition internationale

Boris Janicek, Israël : “Accompagner dans la durée des Français installés en Israël”

Dans le cadre de la campagne des élections consulaires, nous donnons la parole aux têtes de liste d’Israël (Tel-Aviv et Haïfa) . Boris Janicek se présente pour la liste Voix et Force des Français d'Israël.

Boris JanicekBoris Janicek
Écrit par La Rédaction
Publié le 13 avril 2026

 

1.Pouvez-vous vous présenter en quelques phrases ?

Je m'appelle Boris Janicek, j'ai 52 ans et je vis en Israël depuis 2021, après y avoir fait mon Alyah avec ma femme et nos trois garçons. Nous y sommes aujourd'hui pleinement intégrés, tout en gardant, pour ma part, une activité professionnelle qui m'amène encore à passer une partie importante de mon temps en France. Cette double réalité me donne à la fois le recul, la connaissance concrète du terrain et la compréhension des liens qui continuent d'unir beaucoup de Français d'Israël à la France. Mon engagement est à la fois professionnel, civique et citoyen. En France, j'ai notamment été président du Club XXIe Siècle, engagé pour la diversité et l'égalité des chances. En Israël, je suis membre du conseil de Voice of the People auprès du président de l'État d'Israël, ainsi que conseiller du commerce extérieur de la France auprès de l'ambassade de France en Israël. C'est donc à la fois comme père de famille, comme professionnel et comme citoyen engagé que je conduis la liste Voix et Force des Français d'Israël, avec la volonté de porter une parole sérieuse, utile et profondément ancrée dans les réalités vécues par les Français de cette circonscription.

 

 

2. Que représente pour vous la mission principale de conseiller des Français de l'étranger ?

Pour moi, la mission principale d'un conseiller des Français de l'étranger est d'être un élu de proximité, utile, accessible et crédible. Il ne s'agit pas de défendre à l'étranger des logiques politiques franco-françaises ou des postures partisanes déconnectées du terrain. La seule mission qui vaille est d'être au service des Français installés ici, dans la réalité concrète de leur vie quotidienne, avec sérieux, disponibilité et sens des responsabilités. Cela suppose d'écouter, de comprendre, de faire remonter les besoins, d'intervenir avec sérieux auprès de l'administration consulaire et de participer aux conseils consulaires sur des sujets aussi concrets que les bourses scolaires, l'action sociale, l'emploi, la formation ou la sécurité. Mais au-delà même de ces compétences, il y a une exigence de méthode et d'état d'esprit : être présent, dire les choses clairement, suivre les dossiers et ne jamais perdre de vue que le mandat n'a de sens que s'il améliore concrètement la vie des Français de la circonscription. C'est une fonction de représentation de proximité, au contact direct des Français d'Israël, et c'est précisément cette proximité, cette utilité et cette fidélité au terrain qui doivent guider tout le mandat.

 

 

3. Comment avez-vous constitué votre liste ?

J'ai voulu constituer une liste qui ressemble réellement aux Français d'Israël dans leur diversité de parcours, de générations, de villes et de sensibilités, avec une logique d'utilité, de complémentarité et d'efficacité de terrain. Nous avons réuni des femmes et des hommes installés ici, qui connaissent concrètement la réalité de l'intégration, de la vie familiale, des enjeux éducatifs, économiques, administratifs et sécuritaires. Ma première colistière est Justine Varin, connue sur les réseaux sociaux sous le nom de « Justine in Israel ». Elle porte une voix forte, claire et positive sur la réalité de la vie en Israël, loin des clichés, en montrant un pays dynamique, solidaire et tourné vers l'avenir. Notre liste rassemble aussi des profils très variés et complémentaires, avec notamment un ancien envoyé de l'Agence juive en France, des responsables de programmes universitaires, des experts de la santé, des entrepreneurs et des professionnels de la tech. Notre ambition est simple : former une équipe engagée, indépendante et utile, capable de travailler dans la durée au service de l'intérêt général, notamment à travers la plateforme francaisdisrael.com, pensée pour faire remonter les besoins et les urgences des Français d'Israël, mieux orienter vers des solutions utiles et créer des connexions concrètes entre les attentes du terrain et les réponses à apporter.

 

 

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4. Pourquoi est-il important pour les Français de l'étranger de prendre part à ces élections consulaires ?

Israël est notre choix, la France notre droit.

Cette conviction est la signature de notre liste Voix et Force des Français d'Israël, et elle résume bien, à mes yeux, le sens profond de cette élection. Beaucoup de Français d'Israël ont choisi de construire ici leur vie, parfois définitivement, mais sans avoir rompu pour autant avec la France. Ils y ont encore de la famille, des amis, des attaches affectives, patrimoniales, professionnelles ou économiques. Et l'actualité montre régulièrement que ce qui se passe en France a un écho direct ici. Participer à ces élections, c'est donc faire vivre un lien civique qui demeure, affirmer ses droits de citoyen et choisir des représentants capables de défendre avec clarté, dignité et détermination les intérêts concrets des Français d'Israël. Voter, ce n'est pas regarder vers le passé. C'est assumer pleinement une double réalité : un enracinement en Israël et une exigence légitime vis-à-vis de la République française. Plus largement, ces élections constituent le socle de la représentation locale des Français établis hors de France et participent à la légitimité de leur représentation démocratique.

 

 

5. Quel est selon vous le plus grand défi auquel font face les Français de votre circonscription ?

Le plus grand défi, selon moi, est celui de l'accompagnement concret dans la durée de Français qui ont choisi de s'installer en Israël et qui doivent apprendre à évoluer dans un environnement très différent de celui qu'ils connaissaient en France. Cela concerne d'abord l'emploi, qui suppose souvent de se réinventer, de reconstruire un réseau et de trouver sa place dans un marché du travail nouveau. Cela concerne aussi la santé, non pas parce que le système israélien serait plus compliqué, mais parce qu'il repose sur un modèle radicalement différent, qu'il faut comprendre pour pouvoir s'y orienter sereinement. Il en va de même pour de nombreuses démarches administratives, qui demandent des repères, de la lisibilité et parfois un accompagnement humain. À cela s'ajoutent les enjeux d'éducation, de retraite, de protection sociale et, dans le contexte actuel, de sécurité. Le vrai sujet est donc celui d'une représentation utile, présente et connectée aux réalités du terrain, capable d'aider les Français d'Israël à mieux comprendre, mieux s'intégrer et mieux faire valoir leurs droits.

 

Publié le 13 avril 2026, mis à jour le 13 avril 2026
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