Dans le cadre de la campagne des élections consulaires, nous donnons la parole aux têtes de liste de la 2e circonscription d'Israël et des territoires palestiniens. Robert Allouche se présente pour la liste « Ensemble pour Agir ».


Pouvez-vous vous présenter en quelques phrases ?
Je suis Robert Allouche et je réside à Ashdod. J’ai fait mon Alya, il y a 11 ans. J’ai été élu Conseiller des Français de l’Étranger en 2021, sur la liste que menait Elie Levy. Et depuis 2023, j’assume la Présidence du Conseil Consulaire.
Que représente pour vous la mission principale de Conseiller des Français de l'étranger ?
La mission principale de Conseiller des Français de l’étranger est d’être l’interface entre la communauté française et les autorités françaises. Être l’interface implique un certain nombre de choses, à la fois concrètes et symboliques. Tout d’abord, c’est être la voix des Français établis hors de France. Les Conseillers représentent leurs intérêts auprès des autorités françaises, ils font remonter leurs préoccupations (administratives, éducatives, sociales, etc.…) et participent à améliorer leurs conditions de vie à l’étranger.
Une mission de proximité et d’accompagnement, cela signifie être accessible, à l’écoute, et capable d’aider concrètement : orientation dans les démarches, soutien dans les situations difficiles, ou relais vers les bonnes institutions comme les consulats. C’est aussi un rôle de défense et de proposition. Le Conseiller ne fait pas que relayer : il peut proposer des améliorations, influencer certaines décisions et participer à des politiques publiques concernant les expatriés (enseignement français à l’étranger, protection sociale, etc.). Et tout cela dans le cadre des Conseils Consulaires dans lesquels ils siègent.
Enfin, sur un plan plus personnel, cela représente souvent :
- Un engagement citoyen fort
- Un lien vivant avec la France
- Une volonté de faire communauté entre Français à l’étranger.
Comment avez-vous constitué votre liste ?
J’ai constitué ma liste en privilégiant la diversité des profils et des parcours, afin de représenter au mieux la communauté française locale. J’ai recherché des personnes engagées, reconnues pour leur implication associative, professionnelle ou éducative. L’objectif était d’équilibrer les compétences (social, éducation, économie) tout en respectant la parité. J’ai également veillé à inclure différentes générations et sensibilités. Enfin, la cohésion et la motivation collective ont été des critères essentiels dans le choix des candidats. J’ai veillé aussi à avoir une couverture géographique qui soit le reflet de l’implantation de la communauté française.
Pourquoi est-il important pour les Français de l’étranger de prendre part à ces élections consulaires ?
Il est important que les Français de l’étranger participent aux élections consulaires, car elles leur permettent de choisir des représentants qui portent leur voix auprès des autorités françaises. Ces élus jouent un rôle essentiel dans la défense des intérêts des expatriés, notamment en matière d’éducation, de protection sociale et de services consulaires. En votant, les citoyens renforcent la légitimité de ces Conseillers et leur capacité à agir efficacement. La participation électorale contribue aussi à maintenir un lien démocratique vivant avec la France, malgré l’éloignement géographique. Elle permet de faire remonter les besoins réels du terrain et d’adapter les politiques publiques en conséquence. S’impliquer dans ces élections, c’est aussi affirmer son attachement aux valeurs républicaines. Cela favorise une meilleure représentation de la diversité des situations à l’étranger. C’est enfin un moyen de participer activement à la vie de sa communauté et de peser sur les décisions qui impactent le quotidien.
Quel est selon vous le plus grand défi auquel font face les Français de votre circonscription ?
Actuellement, le plus grand défi est un défi sécuritaire. Vous n’ignorez pas que depuis le 07 octobre 2023, les Français d’Israël à l’instar de tous les Israéliens font face à une guerre existentielle. Un autre défi pour les Français de la circonscription de Tel-Aviv-Haïfa est surtout de trouver un bon équilibre entre leur vie en Israël et leurs repères français. La plus grande majorité des Français qui vivent en Israël sont des binationaux. Tout en préservant leur culture française, ils doivent s’adapter à une nouvelle vie, une nouvelle culture, une nouvelle langue et s’adapter à un marché du travail qui fonctionne selon d’autres critères que ceux de la France. Sur le plan professionnel, il faut parfois s’ajuster à un marché du travail différent. Là aussi le Conseiller des Français de l’Étranger que je suis se doit de leur apporter assistance. Il le fait aussi dans le cadre du Conseil Consulaire que je préside depuis 2023, sur des sujets aussi essentiels que : l’éducation, l’aide sociale, la sécurité, etc.… L’éloignement de la famille en France peut se faire ressentir au quotidien. Pour les familles, le choix du système scolaire est une question importante. Malgré cela, la communauté française est assez présente et solidaire. Beaucoup réussissent à bien s’intégrer tout en gardant leurs habitudes. Même si nous sommes des élus de proximité, sans avoir de pouvoirs décisionnels, vous voyez bien que les avis que nous donnons dans le cadre des Conseils Consulaires sont de nature à améliorer la vie de nos concitoyens.
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