

Tous les mois, lepetitjournal.com/stockholm vous présente un met suédois, avec son histoire et sa recette. Après les köttbullar et le gâteau aux fraises de Midsommar, nous vous proposons une spécialité culinaire tout à fait suédoise et très facile à préparer : le blodpudding.
On pourrait dire que c'est l'équivalent du boudin noir français, mais pas vraiment. L'ingrédient principal ? Du sang de porc et de boeuf bien que la consistance soit beaucoup plus compacte. Le blodpudding n'est pas mis en forme telle une saucisse mais dans des moules en forme de demi-lune, cuit au four au bain-marie, puis vendu sous-vide par paquet de 500 grammes. Il contient également de la farine de seigle et de blé, de la graisse de boeuf et de porc, et est assaisonné d'épices telles que la cannelle et le gingembre.
Il s'agit de l'un des plats traditionnels suédois les moins chers. Il est très facile à trouver en supermarché et permet de faire le plein de fer. Et pour cause, 100 grammes de blodpudding vous apporte votre ration de fer pour la journée.
Il est aussi très facile à préparer : il suffit de le trancher et de le déguster. Il peut se manger tel quel, froid, mais personnellement je préfère quand on lui donne un peu de croquant en le passant à la poêle avec du beurre. Il est habituellement servi avec des airelles, sous forme de confiture, mais on peut aussi y ajouter du bacon ou des pommes cuites. De nombreux Suédois l'accompagnent d'un verre de lait, mais si vous voulez profiter des effets du fer, préférez un verre de jus d'orange : votre organisme retiendra alors plus facilement le fer. Pour les plus aventureux, je vous laisse déguster votre blodpudding au dessert, avec une boule de vanille de glace et du coulis de myrtilles !
C'est un plat rarement servi au restaurant, mais vous pouvez tenter votre chance chez Tradition (à Gamla Stan).
Photo de couverture : Audrey Lebioda, photo d'illustration : David Castor
Audrey LEBIODA lepetitjournal.com/stockholm Vendredi 9 septembre 2016






