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Consulaires 2026 : Côme Frachon, tête de liste, répond à nos questions

À l’occasion des élections des conseillers des Français de l’étranger le 31 mai prochain (du 22 au 27 mai par Internet), nous sommes allés à la rencontre des cinq candidats tête de liste pour la circonscription de Suède. Côme Frachon se présente avec la liste ” Alliance Solidaire des Français de l’Étranger - ASFE”. Il détaille sa vision du mandat, les priorités de son équipe et les grands enjeux auxquels fait face la communauté française en Suède.

Côme Frachon, ASFECôme Frachon, ASFE
Côme Frachon © Lepetitjournal Stockholm
Écrit par Lepetitjournal Stockholm
Publié le 18 mai 2026, mis à jour le 19 mai 2026

Pouvez-vous vous présenter en quelques phrases ?

Je suis Côme Frachon, Français de naissance et suédois depuis 2010, marié à une Suédoise et père de deux enfants - une famille qui incarne elle-même cette double culture franco-suédoise que je vis au quotidien depuis mon installation à Göteborg en 2006, après 9 ans passés aux États-Unis. Professionnel dans le domaine de l'événementiel et du marketing, je joue un rôle actif dans la promotion de la Suède en France. Mon expertise me permet de créer des synergies entre les deux cultures, contribuant ainsi à enrichir les échanges entre les Français de l'étranger et la société suédoise. Au-delà de mon activité professionnelle, je suis profondément engagé dans la vie locale. Membre de l'Alliance Française de Göteborg, je contribue au rayonnement de la langue et de la culture française dans la région.

Je siège également au conseil d'administration d'un club de football local (Alealiber IF) dont la mission est l'intégration par le sport un club où évoluent d'ailleurs plusieurs Français et qui reflète la richesse de notre communauté. C'est cette expérience accumulée professionnelle, associative et humaine qui m'a naturellement conduit à vouloir m'engager pour tous les Français de Suède au sein de l'ASFE. À l'écoute et ancré dans les réalités du terrain, je souhaite défendre concrètement les intérêts de notre communauté.

 

Que représente pour vous la mission principale de conseiller des Français de l'étranger ?

Pour moi, le rôle principal d’un conseiller des Français de l’étranger, c’est d’être un relais local pour les Français installés ici. Quelqu’un vers qui on peut se tourner quand il y a un problème, une question ou simplement un besoin d’être orienté. C’est aussi de faire remonter les intérêts de nos compatriotes en collaboration avec le consulat honoraire local et auprès des services consulaires de l’ambassade, en faisant remonter les réalités du terrain et les difficultés concrètes que les gens rencontrent au quotidien. Et surtout, montrer qu’on n’est pas oublié quand on vit à l’étranger.

© ASFE

 

Comment avez-vous constitué votre liste ?

Dès le début, j’avais une idée claire : je ne voulais pas faire une liste “classique”. Je voulais des personnes qui vivent réellement dans différentes régions de Suède à Göteborg, à Malmö ou ailleurs et pas uniquement autour de Stockholm. Parce qu’on ne rencontre pas les mêmes difficultés selon l’endroit où l’on vit, et il était important que cette réalité soit représentée. J’ai aussi voulu réunir des profils professionnels variés : des personnes travaillant dans de grands groupes, d’autres dans de petites structures. Cette diversité est une vraie force, car elle nous permet d’avoir des regards différents et une compréhension plus concrète des besoins des Français en Suède. Derrière cette liste se trouve aussi un réseau que j’ai construit au fil des années : un soutien local et régional, fait de rencontres, de confiance et d’engagement, au cœur de la communauté française en Suède.

 

Pourquoi est-il important pour les Français de l’étranger de prendre part à ces élections consulaires ?

Déjà, la première chose, c’est que beaucoup de Français à l’étranger ne savent même pas que ces élections existent.
Ensuite, il faut être inscrit au registre consulaire pour pouvoir voter, mais aussi simplement pour être reconnu par l’administration française quand on vit à l’étranger. Et surtout, je pense qu’il est important d’avoir des représentants proches du terrain. Des personnes qui connaissent la réalité de votre ville, les difficultés du quotidien, et vers qui on peut se tourner facilement quand on a besoin d’aide ou d’informations — particulièrement quand on vit loin. C’est justement cette proximité et cette présence locale que nous voulons apporter.

 

Quel est selon vous le plus grand défi auquel font face les Français de votre circonscription ?

Le principal défi, selon moi, est celui de la proximité et de la représentation de tous les Français de la circonscription, en particulier pour celles et ceux qui vivent éloignés des institutions et des principaux relais français. Beaucoup de Français installés à Göteborg ou dans d’autres régions peuvent avoir le sentiment d’être éloignés des services, des événements ou des relais institutionnels français. Il est essentiel de renforcer la présence locale, l’information et les échanges avec l’ensemble de la communauté française sur tout le territoire suédois. Ma liste est là pour l’ensemble des Français sur le territoire suédois et nous sommes là pour faciliter leur intégration / séjour en Suede.

 

Pouvez-vous nous détailler les grands axes de votre programme pour ces élections ?

On a construit notre programme autour de cinq axes pas des grandes idées abstraites, mais des choses concrètes qui correspondent vraiment à ce que les Français vivent ici. Le premier, c’est l'accès aux services consulaires. Les démarches administratives peuvent être longues et contraignantes, surtout quand on vit à Göteborg ou Malmö. Je collabore depuis des années avec le consul honoraire de Göteborg, et cette relation de terrain me permet de comprendre concrètement les besoins. Nous souhaitons davantage de permanences régulières et plus de tournées consulaires, pour que personne n'ait à faire des centaines de kilomètres pour un simple rendez-vous.

Ensuite, l'éducation française. C'est une priorité pour beaucoup de familles. Je suis moi-même impliqué dans le projet du lycée français à Göteborg, et nous voulons soutenir les associations FLAM et accompagner concrètement les familles dans leurs choix éducatifs. Le troisième axe, c'est la solidarité. Vivre à l'étranger peut parfois être synonyme d'isolement, notamment dans les périodes de transition. Nous voulons renforcer les réseaux d'entraide entre Français, soutenir les plus vulnérables et créer du lien à travers des événements et des initiatives associatives. Nous pensons aussi aux entrepreneurs et aux entreprises françaises. C'est d'ailleurs le cœur de mon métier : promouvoir la France en Suède et la Suède en France dans un cadre professionnel. Cette expérience, je veux la mettre au service de notre communauté en facilitant les mises en relation, en encourageant les initiatives et en valorisant les entreprises françaises présentes ici.

Enfin, la jeunesse. Les jeunes Français en Suède étudiants ou jeunes actifs doivent pouvoir s'intégrer et trouver facilement des repères. Nous voulons développer des initiatives de mentorat, renforcer les réseaux et soutenir les projets associatifs et culturels. Au fond, ces cinq axes partent tous du même constat : beaucoup de Français en Suède ont le sentiment d'être éloignés des institutions, des services et parfois même de la communauté française. Notre liste est là pour recréer cette proximité, concrètement, partout sur le territoire suédois.

Au fond, ces cinq axes partent tous du même constat : beaucoup de Français en Suède ont le sentiment d'être éloignés des institutions, des services et parfois même de la communauté française. Notre liste est là pour recréer cette proximité, concrètement, partout sur le territoire suédois.

 

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