Marc Guyon candidat Reconquête aux élections législatives de la 11ème circonscription

Par Jean-Michel Bardin | Publié le 24/05/2022 à 18:00 | Mis à jour le 03/06/2022 à 01:59
Marc Guyon - Législatives 2022

Marc Guyon, qui réside à Hong Kong depuis 10 ans, a été investi par Reconquête pour être candidat aux prochaines élections législatives (5 et 19 juin 2022) dans la 11ème circonscription des Français de l’étranger, qui couvre l’Asie, l’Océanie et l’Europe orientale. En préambule de la réunion publique qu’il tiendra à l'Ambassade de France à Singapour le 31 mai, Lepetitjournal.com l’a interviewé sur son parcours et son programme.

 

Marc, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Ma famille est d’origine vietnamienne. Je suis né et j’ai grandi à Marseille. A 15 ans, inspiré par les jeux vidéo, mangas, et films de Kung Fu, mais aussi par le souci de savoir me défendre dans une ville qui avait déjà des problèmes de sécurité, je me suis mis au Kung Fu. Après mes études en écoles de commerce, j’ai souhaité partir à l’étranger, comme beaucoup de jeunes de ma génération. Je voulais aller à Hong Kong, car c’est la ville de Bruce Lee. Mais n’y ayant pas trouvé d’opportunités immédiatement, j’ai commencé à travailler comme contrôleur de gestion dans une société à Birmingham, au Royaume Uni.

En 2012, j’ai fini par arriver à Hong Kong où j’ai rencontré mon épouse. J’ai continué à travailler quelque temps dans le contrôle de gestion. Mais je n’avais jamais abandonné les arts martiaux et j’en étais même devenu professeur à temps partiel depuis 2004. Finalement en 2015, j’ai décidé de faire de ma passion, l’enseignement du Kung Fu traditionnel Wing Chun ainsi que du MMA (Mixed Martial Arts), une occupation à plein temps. J’ai monté un club, avec un centre, puis deux, puis trois. Pour moi, la pratique des arts martiaux peut viser divers objectifs, comme par exemple, trouver un équilibre dans sa vie, progresser en travail d’équipe, ou développer la confiance en soi, et le professeur doit aider ses étudiants à identifier et atteindre ceux qui les concernent. Cela marchait bien jusqu’à la pandémie et la politique très restrictive des autorités hongkongaises.

J’ai deux fils de 6 et 4 ans.

 

Qu’est-ce qui vous amène à vous présenter aux élections législatives ?

J’ai toujours été intéressé par l’actualité. Je suis de droite, de tradition libérale, gaulliste et patriote. Le mouvement dont je me sentais alors proche était l’UMP et j’ai participé à la campagne pour Nicolas Sarkozy à Londres en 2012 puis à celle de François Fillon en 2017. J’ai été délégué de Thierry Mariani aux élections législatives de 2017. En parallèle, je me suis engagé dans plusieurs associations locales, dont l’UFE Hong Kong-Macao, qui propose de nombreuses activités aux Français de cette zone, qui a apporté une aide importante durant la pandémie, et dont j’ai été président pendant plus de 5 ans. J’ai aussi créé le groupe Facebook des Français de Hong Kong. Je suis très actif dans la communauté française de Hong Kong et Macao.

En 2021, j’ai été élu conseiller des Français de l’étranger sur la liste Renouveau, une liste indépendante de tout parti politique, visant à relayer efficacement les attentes de nos compatriotes auprès du consulat, des élus(e}s, et de toutes personnes ou organisations concernées, et ce dans tous les domaines.

Ma candidature aux élections législatives est donc la suite naturelle de mon parcours. Je pense qu’il faut de nouvelles têtes, susceptibles de contester les propositions de la majorité, lorsqu’elles nuisent aux intérêts de nos compatriotes à l’étranger.

J’ai le plaisir d’avoir comme suppléante Anne-France Larquemin, qui se définit avant tout comme patriote, fidèle aux valeurs de civisme, de respect, de devoir et de travail. De Bangkok à Shanghai, en passant par Manille, Hong Kong et aujourd’hui Séoul, Anne-France sillonne l’Asie depuis plus de 24 ans. Elle est designer floral et entrepreneur, elle a notamment créé des ateliers en Chine continentale et à Hong Kong. Anne-France est également très active dans le milieu associatif, elle a été vice-présidente puis présidente de l’UFE Shanghai, coordinatrice du Téléthon à Shanghai, membre active du Rotary Shanghai, présidente de Hong Kong Accueil et depuis peu vice-présidente de l’UFE Corée. Anciennement membre des Républicains, elle a été profondément déçue par cette famille politique qui n’a cessé de renier tout ce en quoi elle croit.

 

Quel est votre programme ?

Si je me rallie aujourd’hui au mouvement Reconquête d’Éric Zemmour, qui me rappelle par certains points Nicolas Sarkozy, c’est que je trouve, après la débâcle de la droite traditionnelle aux dernières élections présidentielles, que c’est le seul qui propose une politique de droite crédible. De plus, compte tenu de mon histoire personnelle, je suis très sensible à l’importance qu’il donne aux préoccupations de sécurité. A en juger par les résultats d’Éric Zemmour aux élections présidentielles, je pense que beaucoup de Français de notre circonscription partagent ce souci. Il faut dire que beaucoup de pays d’Asie appliquent au quotidien le programme proposé par Éric Zemmour, et les Français qui y vivent peuvent juger de leur efficacité. Je serai un député indépendant des pressions du gouvernement ; mon rôle ne sera pas simplement d’appuyer sur le bouton « pour », comme tous les députés de la majorité présidentielle pour valider les propositions du gouvernement, peu importe si elles vont dans l’intérêt des Français de l’étranger.

Mes propositions sont simples : sur le plan des principes d’abord, tout faire pour aller dans le sens de l’union des droites, au service de la France. Si nous sommes désunis devant nos électeurs, c’est la France qui perdra en premier. Ensuite, sur le plan programmatique, je souhaite faire des propositions qui correspondent à la vie réelle et aux besoins quotidiens de nos concitoyens français de l’étranger établis dans la 11ème circonscription et ce dans la continuité du travail déjà accompli, c’est-à-dire : renforcer les liens des Français de l’Étranger avec la France.

Ces dernières années ont vu la consolidation nécessaire du soutien que la France apporte à ses concitoyens installés hors de France. Quelle que soit la raison de leur expatriation, ils sont le plus souvent très attachés à leur pays et en sont des ambassadeurs et des représentants qui font rayonner l’image de la France et contribuent à son développement commercial, économique et culturel. Des progrès ont été accomplis concernant la protection sociale et la couverture médicale avec des avancées significatives dans le fonctionnement de la CFE. Par ailleurs le droit à détenir un compte bancaire en France, leur a été reconnu.

Mais il reste des points de progrès, sur lesquels je porterai mes efforts.

Tout d’abord, il faut poursuivre les mesures de simplification administrative, avec par exemple la création d’un guichet unique et simplification des conditions de versement des retraites à l’étranger.

Ensuite, il faut aller vers une fiscalité plus juste et une protection sociale encore améliorée, avec notamment l’exemption de la CSG-CRDS pour l’ensemble des Français établis à l’étranger, la possibilité de déclarer un bien en France comme « résidence principale », et la limitation du délai de carence en cas de retour à la sécurité sociale française, avec un accès à la carte vitale.

Puis il faut intégrer l’Agence de l’Enseignement Français à l’étranger dans l’Education Nationale et donc la gratuité de l’enseignement pour les enfants français de l’étranger. Cette gratuité ne pourrait s’appliquer qu’avec des règles strictes et ne serait valable que pour les établissements de l’AEFE et ceux ayant signé une convention avec elle.

De plus, il faut introduire dans les textes la possibilité pour le président de l’Assemblée des Français de l’Etranger de proposer non plus de simples avis, mais des propositions d’ordre législatif ou réglementaire au premier ministre.

Enfin, il faut créer un statut des « Entreprises Françaises créées à l’étranger » (EFCE) afin qu’elles soient représentées et puissent participer à l’établissement d’une politique commerciale visant au rétablissement de nos échanges.

 

Comment comptez-vous vous y prendre concrètement pour mener à bien ce programme ?

Tout d’abord, je souhaite me déplacer le plus possible pour rester proche du terrain. C’est sur le terrain qu’il faut prendre connaissance des problématiques de nos compatriotes afin de les défendre à l’Assemblée Nationale. Ensuite, je voudrais constituer un réseau de bénévoles, pas forcément militants, afin de démultiplier mon action, par exemple en m’aidant à traiter les multiples messages que je ne manquerai pas de recevoir. Cela permettra de répondre à tous nos compatriotes qui souhaitent contacter leur député ; nous savons tous que nos messages à l’attention des élus restent souvent sans réponse ; ce sera différent avec moi.

Par ailleurs, pour communiquer, je fais bon usage de toutes les possibilités offertes par les réseaux sociaux par lesquels je peux être contacté : Twitter , Facebook, LinkedIn, YouTube, Canal Telegram, et Canal WhatsApp.

idpix3

Jean-Michel Bardin

Scientifique de formation, mais curieux de tout. Ingénieur IT de profession, mais artiste de coeur. Citoyen du monde, d'une jeunesse au Maroc à la retraite à Singapour.
0 Commentaire (s) Réagir

Soutenez la rédaction Singapour !

En contribuant, vous participez à garantir sa qualité et son indépendance.

Je soutiens !

Merci !

De la part de toutes les équipes de Lepetitjournal.com

À lire sur votre édition locale