À Singapour, des hommes se réunissent à l’initiative de plusieurs associations pour évoquer la charge sociale qu'ils ressentent au quotidien. Complètement dissocié du mouvement #Metoo, le #MenToo souhaite parler de santé mentale et de solutions face aux pressions sociales et professionnelles que ressentent les hommes.


À Singapour, des hommes se réunissent les week-ends pour discuter de la pression sociale et professionnelle qu’ils estiment subir. Ils ont lancé le #MenToo pour pouvoir parler de leur santé mentale.
Des réunions qui posent question, alors que les mouvements masculinistes inquiètent de plus en plus les autorités. Ce hashtag n’est pas une réponse à #MeToo, lancé pour dénoncer les violences faites aux femmes. Les promoteurs de ce mouvement tiennent à être clairs, leurs réunions ne sont en aucun cas une manière d’aller à l’encontre de #MeToo et de critiquer les femmes.
Le #MenToo est né de la coopération de plusieurs associations singapouriennes, réunies autour d’Amicus. C’est une organisation qui propose des accompagnements juridiques et psychologiques aux hommes en difficulté. Le mouvement commence à se populariser sur les réseaux sociaux dans la cité-état.
Éducation, revenus, travail, parentalité, armée, une pression constante selon eux
La démarche du mouvement #MenToo a pour objectif de dénoncer la pression sociale que les hommes disent subir. Selon eux, ils vivent dans une société qui cultive beaucoup d’attentes envers eux, imposant une pression constante, liée à l’éducation, aux revenus, à la parentalité, au travail et à l’armée. À Singapour, le service militaire dure deux ans.
L’expatriation, ce choix qui pèse lourd sur les épaules des chefs de famille...
Ils affirment ne plus vouloir se conformer à ce modèle, les obligeant à être forts en permanence, sans jamais exprimer de doute ni de vulnérabilité. Ce qu'ils demandent, concrètement, c'est de pouvoir s’exprimer sans culpabilité et que leur santé mentale soit prise en considération.
Les fondateurs de ce mouvement souhaitent créer une véritable communauté, un réseau de soutien, dans la cité-état. Cette entraide “des hommes pour les hommes” leur permettrait de partager leurs expériences lors de réunions régulières. Ils ont également remis, début juin, une charte officielle à un haut fonctionnaire du ministère de la Famille, pour sensibiliser l’État à ces problématiques.
Asie du Sud-Est : le paraître dicte les classes sociales et les critères de beauté
D’après nos recherches, le mouvement #MenToo est présent uniquement à Singapour.






























