Réélu conseiller des Français de l’étranger à Singapour, Remi Provendier entend poursuivre son engagement de proximité auprès de la communauté française. Il détaille ses priorités pour les six prochaines années et appelle à dépasser les clivages politiques pour faire avancer des solutions concrètes.


Quel enseignement principal tirez-vous de ce scrutin ?
Le principal enseignement, c’est que la proximité compte.
Les Français attendent de leurs élus qu’ils soient accessibles, qu’ils répondent et qu’ils fassent avancer des sujets concrets. C’est l’approche que nous avons choisie depuis 2021 et que nous poursuivrons.
Notre score progresse par rapport à 2021 et nous avons deux élus sur quatre. Je remercie sincèrement les Français de Singapour qui nous ont renouvelé leur confiance.
Ce scrutin me conforte dans une conviction : un mandat utile commence sur le terrain et se prolonge là où les décisions se prennent.
Je suis aussi très heureux d’avoir renouvelé et rajeuni notre équipe, avec plusieurs personnes de moins de 30 ans qui ont choisi de s’engager dans l’action publique. C’est important de faire une place à une nouvelle génération et de donner envie de s’engager.
Quels seront vos dossiers prioritaires au cours des prochains mois ?
Trois sujets restent prioritaires : l’éducation, les services consulaires et le retour en France.
Sur l’éducation, nous devons préserver la qualité de l’enseignement tout en maîtrisant son coût pour les familles. Sur les services consulaires, nous voulons continuer à simplifier et digitaliser les démarches sans perdre l’accompagnement humain. Et sur le retour en France, beaucoup de démarches restent encore inutilement complexes.
Mais notre rôle ne s’arrête pas à ces grands dossiers. Nous sommes aussi là lorsqu’une personne ou une famille rencontre une difficulté concrète.
Nous restons accessibles directement, mais aussi en lien avec les associations et les réseaux de la communauté. Nous échangeons régulièrement avec l’ambassade et le consulat pour relayer les situations locales et chercher des solutions.
Et lorsque c’est nécessaire, nous sollicitons nos députés et sénateurs : pour faire évoluer la loi ou porter des amendements, bien sûr, mais aussi pour intervenir auprès des administrations centrales lorsque leur appui peut aider à débloquer une situation.
Singapour fait partie des pays au plus haut taux de participation. Comment l’expliquez-vous ?
Je pense que cela dit quelque chose de la communauté française de Singapour : elle est active, connectée et engagée. Le vote par internet facilite évidemment la participation. Mais les quatre listes ont aussi fait campagne, rencontré les Français et expliqué le rôle des conseillers.
C’est positif. Plus les Français comprennent à quoi servent leurs élus, plus ils ont envie de participer.
Il reste néanmoins beaucoup à faire. Notre responsabilité est aussi de rendre cette démocratie locale plus proche, plus compréhensible et plus utile.
Comment envisagez-vous de travailler avec les autres élus de la circonscription, y compris ceux issus d’autres listes ?
La campagne est terminée. Nous avons maintenant une responsabilité commune : être utiles aux Français de Singapour.
Nous aurons parfois des sensibilités différentes, c’est normal. Mais sur l’éducation, les services consulaires ou l’accompagnement de situations difficiles, je souhaite que nous sachions travailler ensemble.
Je crois beaucoup au pragmatisme : une bonne idée reste une bonne idée, quelle que soit la liste dont elle vient.
Et de notre côté, même si Yamina et moi sommes les deux élus d’Ensemble à Singapour, nous restons une équipe de sept. Nous continuerons à travailler ensemble et à mobiliser les compétences, les réseaux et l’énergie de chacun au service de la communauté.
Quel message souhaitez-vous adresser aux Français de Singapour qui vous ont accordé leur confiance ?
D’abord, merci pour cette confiance. Elle nous honore et nous donne surtout une responsabilité pour les six prochaines années. Nous allons continuer à être accessibles, à vous écouter et à être présents lorsque vous en avez besoin.
Et nous continuerons à faire le lien entre les réalités vécues à Singapour, les équipes de l’ambassade et du consulat, et les parlementaires ou les administrations à Paris lorsque cela est nécessaire. Notre engagement reste simple : être proches, travailler en équipe et faire avancer des solutions concrètes.
Sur le même sujet































