Le groupe britannique Massive Attack affirme avoir été retenu par la police singapourienne après son concert donné le 30 juillet dans la cité-État. Dans un communiqué publié sur Instagram, les musiciens dénoncent avoir été interrogés séparément, certains ayant vu leur chambre d'hôtel fouillée et leur passeport temporairement confisqué.


L'incident fait suite au geste des deux membres fondateurs, Robert Del Naja et Grant Marshall, qui ont brandi un drapeau palestinien sur scène sous les acclamations d'une partie du public, selon un témoin de Reuters.
Vendredi 31 juillet 2026, la police de Singapour avait annoncé que ce geste était susceptible de « porter atteinte à l'harmonie raciale et religieuse » du pays. Les autorités ont indiqué que deux membres du groupe avaient reçu un avertissement officiel et étaient désormais interdits de retour à Singapour, sans confirmer leur identité.
Dans son communiqué, Massive Attack affirme ne pas avoir imaginé que « tenir le drapeau d'un État souverain reconnu par 157 pays » puisse enfreindre la loi. Le groupe estime que cette affaire rappelle « l'importance de défendre les droits humains universels et la liberté d'expression ».
À Singapour, l'affichage public d'emblèmes nationaux étrangers est soumis à autorisation. La question du drapeau palestinien est particulièrement sensible dans ce pays multiculturel de 6,11 millions d'habitants, où environ 15 % des citoyens et résidents permanents sont musulmans. Fondé à Bristol en 1988, Massive Attack est connu pour ses prises de position politiques, notamment sur les conflits en Gaza, en Ukraine, au Soudan ou encore en Iran.

























