Mercredi 1 décembre 2021
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iMagination Week – Branlebas créatif sur le campus Asie de l’Essec à Singapour

Par Lepetitjournal Singapour | Publié le 17/01/2016 à 11:00 | Mis à jour le 19/01/2016 à 00:43

Heureux étudiants de l'Essec qui auront eu, le temps d'une « iMaginationWeek », du 11 au 15 janvier 2016, l'opportunité exceptionnelle de tout larguer de leurs repères habituels pour naviguer sur des mers moins familières, où les iles ont le nom d'?uvre d'art, de projets scientifiques ou de concepts philosophiques; poussés par des vents, turbulents et fantasques, qui s'appellent créativité, métissage des cultures, ou transversalité.

"Travailler, pour vivre, vivre pour travailler"

Lundi 11 janvier- 14 :00, sur le campus de l'Essec à Nepal Hill. La mer s'étend, calme et hospitalière, jusqu'à l'horizon. Les étudiants en master de l'Essec, certains arrivés seulement la veille à Singapour, sont installés sagement sur la plage de l'amphi, toutes voiles faseyantes, le nez au vent. Les cours de marketing, compta- finance, ressources humaines et management ont été remisés, l'usage du powerpoint interdit. Tout dispose à la dé-concentration. Les yeux désaprennent l'écran de l'ordinateur et apprivoisent la lumière qui danse, aussi loin que se porte le regard, comme des flamèches insolentes portées par les eaux. Sur le rivage, une artiste singapourienne, Eunice Lim, a planté les prémisses d'une ?uvre d'art. les étudiants l'examinent, perplexes, avant de concentrer leur attention sur Xavier Pavie, enseignant-animateur-agitateur d'idées, Professeur et Directeur de l'iMagination Week à l'Essec. Le moment à des allures de brief avant départ. Le concepteur de l'iMaginationWeek dont c'est, après 5 éditions sur le campus de Cergy Pontoise, la première fois qu'elle est organisée à Singapour, a des airs de baroudeur des concepts, bâtisseur de passerelles entre le champs de l'entreprise, celui de la science, de l'art et de la philosophie. On règle son smartphone sur slido.com pour la navigation interactive. Martine Bronner, Doyen du campus de l'Essec en Asie, et Kevyn Yong, Doyen académique, se succèdent pour souhaiter bons vents aux participants. Xavier Pavie introduit le thème de la semaine « Travailler pour vivre, vivre pour travailler ». Pendant 5 jours, les étudiants vont avoir le champ libre pour peser les deux termes de l'équation et y intégrer l'inconnue d'un futur, dans 25 ou 30 ans, à portée de main et cependant potentiellement si lointain. Aidés par 4 tuteurs et nourris par un tourbillon d'intervenants parmi lesquels  le Président et CEO de SMRT, Desmond Ksek, Ancien chef d'Etat Major des Armées Singapouriennes et Ministre de l'environnement, de l'eau et des ressources naturelles, mais aussi un généticien, Jianjun Liu, le Directeur du Asian Civilisations Museum, Alan Chong, des paysagistes (Grant Associates), Le metteur en scène et créateur de la compagnie de théâtre, The necessary stage, Alvin Tan, un spécialiste des neurosciences, le Professeur Anastasios Bezerianos, et un comédien-animateur, Hossan Leong, qui est une légende à Singapour et parmi les Français, ils vont par petites équipes travailler sur leur vision du futur. Ils devront en faire une restitution sous la forme qui correspondra le mieux à leur propos : vidéo, bande dessinée, création artistique ou littéraire ou mise en scène théâtrale.

Imagination week 2016, l'équipe lauréate en action Vendredi 15 janvier 14 :00, sur le campus de l'Essec à Nepal Hill, l'amphi plage a des allures de bivouac. La plupart des équipages sont à terre, sauf quatre qui tirent encore des bords, à la limite de l'espace temps, tous qualifiés pour la phase ultime du remue méninge collectif : la présentation finale de leurs créations (5' maximum), parmi lesquelles l'ensemble des étudiants voteront finalement pour déterminer celle qu'ils préfèrent. Défilent alors l'une après l'autre quatre intuitions géniales de ce que le futur pourrait être dans des formats chaque fois différents : une Bande dessinée, une mise en scène théâtrale et deux présentation multimédia. « La créativité n'est pas l'apanage des artistes. Elle innerve toutes les activités » avait dit en substance l'artiste Eunice Lim, quelques instants plus tôt. Les participants en font la démonstration éclatante, marquée par un subtile mélange de décalage et d'humour. Avec un score impressionnant, 56% des suffrages, c'est l'équipe 17 qui remporte le prix du public: une fable théâtrale qui met en scène l'ultradépendance aberrante des humains vis à vis de la technologie,... jusqu'au jour d'une grande panne générale qui les confronte aux défaillances du contrôle qu'ils ont oublié de maintenir sur leur vie.

Bertrand Fouquoire (www.lepetitjournal.com/singapour) lundi 18 janvier 2016

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