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MUSIQUE - Nouvelle Vague, à l’affiche du Neon Lights Festival

Écrit par Lepetitjournal Singapour
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 18 novembre 2015

Le groupe français Nouvelle Vague est à l'affiche du tout nouveau Neon  Lights Festival ( voir brève) qui se déroulera les 28 et 29 novembre prochain à Singapour, au Fort Canning National Park.  Lepetitjournal a rencontré Olivier Libaux, co-fondateur en 2004 de Nouvelle vague avec Marc Collin, reprenant des titres issus de la période Punk-New wave, mais réarrangés façon Bossa Nova.

Comment est née Nouvelle Vague ?

Olivier Libaux - L'idée "starter" du projet a été de tenter une reprise de "Love Will Tear Us Apart" en bossa nova, chantée par une chanteuse brésilienne - une version qu'aurait pu interpréter Astrud Gilberto, par exemple. A partir de là, les idées se sont agrégées jusqu'à donner le premier album de "Nouvelle Vague", dont effectivement la cohésion artistique était assez forte. Il a fallu pour cela procéder par élimination des idées qui nous paraissaient inutiles - avoir des chanteurs masculins sur l'album par exemple, ou n'utiliser que des chanteuses brésiliennes. A la place de cela, nous avons fait tous les arrangements nous-mêmes (et tant mieux, car nous maitrisions ainsi l'identité sonore du projet), et nous avons travaillé uniquement avec des chanteuses - de plusieurs nationalités - dont le point commun était d'avoir 25 ans en 2004?Et donc de n'avoir pas connu l'explosion new wave des années 80.

Si j'étais un autre groupe je serais ?

- Réponse peu évidente?Car il n'y a pas d'autre groupe de "reprises" aussi identifié (avec un large répertoire à son actif, ainsi qu'un concept fort) que "Nouvelle Vague". Je botte en touche.

Quelle a été la recette du succès de Nouvelle Vague en France et à l'étranger durant toutes ces années ?

- Je pense que la musique de "Nouvelle Vague" a séduit un nombreux public dès la sortie du 1er album. Disons que le son et le style de Nouvelle Vague ont été appréciés très rapidement (sans compter la surprise provoquée par l'écoute de nos versions chez les nostalgiques de l'époque punk et new wave). Ensuite, les albums se sont enchaînés en gardant l'intérêt du public. Et aussi, et surtout, nous sommes rapidement devenus un très bon groupe live, que les gens ont pris plaisir à aller voir. Encore aujourd'hui, sans avoir sorti de vrai album depuis 5 ans, le public de nombreux pays se rend spontanément à nos concerts.

Vous avez déjà tourné en Asie. De quelles expériences ou surprises gardez-vous le souvenir?

- Jouer en Asie est toujours une surprise car, justement, il s'agit de l'Asie. Qui est un continent incomparable, et unique pour un européen. Pour ma part, m'immerger" dans un pays asiatique est toujours une expérience très agréable. A la fois la langue, l'écriture, les habitudes de vie, le climat, les saveurs de ce que l'on mange, m'égarent, et m'apportent une expérience inoubliable.

Les lecteurs du site lepetitjournal.com sont en majorité des français expatriés à l'étranger. Pousser un peu sur l'accent français pour séduire, on connait la technique... Alors ? La French Touch comme outil de séduction ?

- Je me demande si ce n'est pas un peu un "cliché", ça ;-) Même si, aux Etats-Unis par exemple, il est reconnu que l'accent français est très sexy. Je pense surtout qu'un français a la chance de provenir d'un pays, la France, qui a une identité et une image fortement appréciées dans le monde. Grâce en soit rendue à nos glorieux ancêtres, et à beaucoup d'artistes et créateurs français prestigieux.

Si j'étais un plat asiatique à recommander, je serais ?

- Oups, aucune idée ne me vient comme ça. Il faut vraiment s'aventurer dans la cuisine asiatique.

Pour le titre « too drunk to fuck » L'idée venait de qui ?

- De moi. Je suis plutôt le spécialiste du "Punk" dans "Nouvelle Vague" (Marc Collin étant plus spécialisé New Wave). Reprendre "Too Drunk To Fuck" était en soi une bonne idée, mais l'interprétation exceptionnelle de Camille sur le premier album a rendu ce titre indispensable.

Si j'étais un festival de musique, je serais ?

- Je dirais un festival au Portugal. Il y en a plusieurs pendant l'été là-bas. La programmation est très bonne, il fait beau, les gens sont souriants et bronzés...

Votre dernier album, « the singers », date de 2011. Un nouveau projet serait il à l'étude ?

- "The Singers" était plutôt une compilation des oeuvres solo de chacune de nos chanteuses. Notre dernier véritable album date de 2010 ("Couleurs Sur Paris"). En réalité, nous projetons (et parlons beaucoup) d'enregistrer du neuf en 2016. Affaire à suivre.

Si j'étais un video clip, je serais ?

- Pourquoi pas un clip de Michel Gondry, qui a maintenu un niveau d'excellence record en ce domaine. Mais en vérité, s'il y a bien un clip que j'adore, c'est celui de "Mister Sun", une chanson interprétée par Brigitte Bardot dans les années 60. Ça se trouve sur Youtube et c'est vraiment très très bien :-)

Quel artiste ou quel groupe récent a été votre plus grande source d'inspiration ?

-  Je parle pour moi...Sufjan Stevens, Divine Comedy et?Queens Of The Stone Age.

Si j'étais un plat asiatique bizarre à ne pas recommander, je serais ?

- J'ai souvenir d'avoir mangé de la méduse, une fois qu'on était à Shanghai. De la méduse en rondelles (eh oui). Je ne recommande ce plat qu'avec beaucoup de réserve.

Si vous pouviez revivre un seul moment passé avec Nouvelle Vague, qu'il soit sur scène, en coulisses ou ailleurs, lequel serait il ?

- Les souvenirs sont nombreux à ce niveau-là. Pour ma part, ce serait : le Royal Albert Hall en 2009. Le Hollywood Bowl en 2005. Le Fillmore de San Francisco la même année. Et pas mal d'autres moments importants...

Guillaume de Maquille (www.lepetitjournal.com/singapour) jeudi 19 novembre 2015

logofbsingapour
Publié le 18 novembre 2015, mis à jour le 18 novembre 2015
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