Avec une communauté de 40 000 expats Français à Shanghai, cette ville est l'une des plus fréquentés par les étrangers en Asie. Et on les comprend ! Malgré la barrière de la langue, les Chinois sont en général sympathiques, la nourriture y est diverse et variée, le style de vie y est très agréable et pour des prix défiant toute concurrence. En gros, il y en a pour tous les goûts ! Mais qui sont ces expatriés exactement ?
L'étudiant en échange universitaire
Il a tout gagné et surtout un an ou plusieurs mois de vacances et c'est pour ça que tout le monde le déteste. Jeune, beau et à l'énergie débordante, il écume les clubs tous les soirs et consomme de l'alcool comme si c'était de l'eau. Présent à tous les événements, il ne rate pas une occasion de faire la fête. Le retour en France risque d'être dur !
Shanghai est une ville qui ne dort jamais. Les clubs sont ouverts tous les jours et bondés de monde que ce soit le week-end ou le lundi soir. Il y a des restaurants à tous les coins de rues pour des prix dérisoires et des rues remplies de bars. Un vrai paradis lorsqu'on aime sortir.
Le globe trotteur
Maintenant qu'il est à l'autre bout du monde, le globe trotteur est prêt pour partir à l'aventure. Toujours à poster ces destinations favorites et les lieux où il va sur Facebook, il se transforme en véritable touriste pendant son temps libre. S'ouvrir à la culture et passer des journées à marcher c'est son quotidien.
En général, dès son départ pour Shanghai, il a déjà créé un blog qu'il a partagé à tous ses amis pour qu'ils ne se plaignent pas de ne pas avoir de nouvelles. Après plusieurs mois, les posts deviennent beaucoup moins récurrents et on se demanderait presque s'il n'a pas posé ses valises dans un des endroits dépaysants dont il a le secret et fait une croix sur sa vie d'avant.
Les entrepreneurs étrangers
Malgré la distance qui sépare la Chine et leur pays, les entrepreneurs étrangers s'en sortent très bien en Chine. Il y a des associations comme le club FTE (issu du forum FTE qui a lieu tous les ans) qui orientent les nouveaux venus sur le marché chinois, des établissements qui les aident à promouvoir leur entreprise, comme le Consulat ou la Chambre de commerce.
De plus, des structures permettent aux entrepreneurs de s'associer pour développer leur commerce à travers des forums que ce soit grâce à de nouveaux domaines de compétences, de nouveaux média ou l'expansion sur de nouveaux marchés. Le réseau des entrepreneurs permet de rapidement se faire des contacts.
En Chine, la langue commune dans le business est l'anglais. Pourtant une connaissance, même limité en mandarin, permets aux entrepreneurs de plus facilement développer leur réseau (guanxi) dans le monde du commerce chinois.
Le Français en manque de bouffe
Sa vie ici, il l'a adoptée mais ce n'est pas encore le cas de la nourriture locale. Ca, c'est irremplaçable et il l'a compris après le premier mois à manger des soupes de nouille et du riz fris à tous les râteliers ! Impossible à s'y faire, il prend des kilos lorsqu'il rentre en France.
Heureusement, Shanghai est une ville particulièrement cosmopolite et jouit d'un patrimoine Français grâce à sa fameuse Concession. On y trouve pas mal de restaurant français pour des prix largement abordables alors plus besoin de se lamenter.
Celui qui fait de la négociation un véritable sport de compétition
Les commerçants ne peuvent pas le supporter et disparaissent à son arrivée, il ne peut pas acheter quelque chose sans négocier les prix. Il se considère comme un local et n'accepte pas de devoir payer plus cher. Il négociera même à 1 euros près et cela pendant 30 minutes s'il le faut. Pratique lorsqu'on va faire un tour au fake market.
C'est également dans la nature des Chinois de marchander lors de leur achat alors pourquoi ne pas en faire autant ! Si la Chine a un bon côté, c'est bien celui là.
Le râleur
Ici depuis trop longtemps, il ne supporte plus les locaux et ne peut pas s'empêcher de faire des réflexions toutes les deux minutes du style « non mais tu verras, moi je commence à avoir l'habitude ». Relativement insupportable quand on vient d'arriver, on commence à les comprendre lorsqu'on a passé 30 minutes à chercher un taxi qui voulait bien nous prendre sans demander son billet de 100 à Fumin lu.
Bien que Shanghai soit plutôt une ville cosmopolite que traditionnelle, cela ne suffit toujours pas aux râleurs pour totalement s'habituer à la vie shanghaienne.
Le conjoint d'expat
Droit au chômage pendant quatre années après la démission (au retour en France) mais perte d'indépendance financière?et perte de l'activité. Pas évident de trouver un travail similaire surtout lorsque l'on ne parle pas ou peu la langue du pays dans lequel on part pour rejoindre le conjoint : comment rester à jours des nouvelles tendances du métier ? Comment retrouver une activité intéressante ? Cet événement est souvent considéré comme une rupture brutale de la carrière à laquelle il n'est pas évident de s'adapter même lorsqu'il s'agit de Shanghai, centre économique de la Chine par excellence où les possibilités sont plus nombreuses que partout ailleurs en Chine.
De plus, contrairement aux clichés les tensions dans les couples d'expats sont souvent plus nombreuses que dans le pays de provenance et souvent causées par les "tentations locales", les problèmes d'indépendance administrative ou le décalage dans l'adaptation au nouveau statut.
Il s'agit de transformer cette situation, parfois être ressentie comme subie, en réelle opportunité pour découvrir un nouveau pays et une nouvelle culture, un défi !
Le photographe compulsif
Touristiques ou non, il ne sort jamais sans son appareil photo pour immortaliser ses moments passés ici. Sur Facebook, vous les avez souvent viré de vos fils d'actualités car la vue de leur chat, de ce qu'il a pris à dîner ou de leur 300 photos de voyage sans tri préalable H24 commençaient à être difficile à vivre. Des news toutes les semaines c'est sympa, mais six fois par jour ça devient un peu oppressant...
Le nostalgique
Il ne s'est jamais remis de son voyage et de sa vie en Chine et lorsqu'il rentre en France et redécouvre la banalité à laquelle il avait échappé, il a le mal de son propre pays. Vous pouvez être sur qu'à n'importe quelle occasion il glissera dans la conversation une référence à quand il était « là-bas ».
Si ça n'aide pas vraiment à se réintégrer parmi les Français, c'est souvent un automatisme dont il est dur de se débarrasser. Une seule chose à faire dans ce cas-là, y retourner !
Olivier Verot de l'Agence Marketing Chine pour (www.lepetitjournal.com/shanghai) Le mardi 9 septembre 2014







