La saison des vacances approche à grand pas, et avec elle son lot de longues heures en avion. Avant que vous ne boucliez vos valises et vous embarquiez vers la France ou la destination de vos rêves, un petit conseil qui peut faire toute la différence sur votre confort en vol. Vous êtes installé, ceinture bouclée, casque sur les oreilles. L'hôtesse passe avec son chariot et, machinalement, vous lui demandez un soda bien frais ou une coupe de bulles pour fêter le départ. Mauvaise idée. Ce petit plaisir pétillant est l'un des pires réflexes que l'on puisse avoir à 11 000 mètres d'altitude — et la science l'explique très simplement.


L'altitude et les bulles: le mauvais cocktail
Tout est une question de pression. En vol, la cabine n'est pas pressurisée comme au sol : la pression y est nettement plus basse, équivalente à celle que l'on ressent à environ 2 000 mètres en montagne. Or, quand la pression diminue, les gaz se dilatent. C'est une loi physique implacable, la même qui fait gonfler un paquet de chips refermé pendant le décollage.
Le problème, c'est que votre système digestif contient lui aussi des gaz. En altitude, ils prennent jusqu'à 25 % de volume en plus. Résultat : ballonnements, sensation de ventre tendu et inconfort garanti pendant des heures.
Ajoutez à cela une boisson gazeuse, et vous versez littéralement du gaz supplémentaire dans un système déjà sous pression. Le dioxyde de carbone des bulles n'a qu'une envie : s'échapper et se dilater. Votre estomac se transforme alors en petit ballon de baudruche, avec les nuisances sonores et sociales que l'on devine.
Les coupables : sodas, eaux pétillantes, bière… et champagne
On pense surtout aux sodas, mais la liste est plus longue qu'on ne le croit. L'eau gazeuse, la bière et même la coupe de champagne du départ font partie des fauteurs de troubles. Toute boisson qui pétille apporte sa dose de gaz.
L'alcool ajoute d'ailleurs une double peine. En plus des bulles, il déshydrate — et l'air de cabine, déjà extrêmement sec, fait le reste. Or un corps déshydraté retient l'eau et ralentit le transit, ce qui aggrave encore la sensation de lourdeur.
Le coupable invisible : l'air que l'on avale
Il y a aussi un facteur dont personne ne parle : en buvant une boisson gazeuse, on avale beaucoup plus d'air sans s'en rendre compte. Ce mécanisme, qu'on appelle l'aérophagie, ajoute encore du gaz à l'ensemble. Même chose, au passage, avec le chewing-gum : pratique pour les oreilles au décollage, mais à éviter pendant des heures en croisière.
Que boire à la place ?
La bonne nouvelle, c'est que la parade est simple. De l'eau plate, à petites gorgées et régulièrement, reste la meilleure alliée du voyageur. Les tisanes, notamment au gingembre ou à la menthe, aident à apaiser la digestion. N'hésitez pas à glisser dans votre sac un sachet et à demander à l'hôtesse une verre d'eau chaude. Mais il peut parfaitement se comprendre que vous souhaitiez fêter ce voyage d'été que vous attendiez tant, et que vous teniez à votre rituel de départ.... Un conseil pour pr´´servez ce ritule et passer un vol sans ballonnement désagréable: gardez la coupe de champagne pour l'arrivée : votre estomac vous remerciera.
Alors la prochaine fois que le chariot approche, résistez à l'appel des bulles. Votre estomac — et vos voisins de rangée — vous en seront reconnaissants.
Santé… mais sans les bulles, cette fois.
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