Législatives 2022 en Amérique du Nord : Alain Ouelhadj, candidat de Reconquête! 

Par Rachel Brunet | Publié le 24/05/2022 à 16:26 | Mis à jour le 25/05/2022 à 00:56
Photo : Alain Oulehadj
Alain Ouelhadj législatives

Les Français des États-Unis et du Canada sont appelés aux urnes les 4 et 18 juin 2022, dans le cadre des élections législatives. Nos éditions américaines partent à la rencontre des candidats à la députation pour la première circonscription des Français établis hors de France — qui comprend les États-Unis et le Canada.

Alain Ouelhadj est le candidat investi par Reconquête!, le parti d’Eric Zemmour.

 

Alain ouelhadj

 

Rachel Brunet pour Le Petit Journal New York & Le Petit Journal Miami : Pourquoi avez-vous souhaité vous présenter aux prochaines élections législatives ?

Alain Ouelhadj : Je suis « adhérent pionnier » au parti Reconquête! depuis sa création en décembre 2021. J’’ai rapidement rejoint l’organisation Amérique du Nord, et participé activement à la campagne présidentielle, dont j’étais le référent pour la Floride, et dans laquelle nous avons obtenu plus de 25% des voix au premier tour. J’ai pu, à cette occasion, mesurer ce que Reconquête! avait réalisé en quelques mois, à savoir plus de 125 000 adhérents, dont plus de 1300 aux États-Unis et au Canada. Soutenu par ces adhérents, et par d’autres soutiens locaux et de métropole, j’ai décidé de m’engager dans cette campagne législative après avoir été désigné par la commission d’investiture de Reconquête!.

 

 Quel est votre rapport avec la circonscription d’Amérique du Nord ?

Ayant vécu aux États-Unis depuis près de 14 ans, j’ai occupé plusieurs fonctions associatives dans le domaine économique.  J’ai notamment été, président de la Chambre de Commerce Franco-Américaine de Floride, vice-président au niveau National des Chambres de Commerce Franco-Américaines aux Etats-Unis, Administrateur de «CCI France International», et en particulier chargé du dossier «Team France Export» pour l’ensemble des Chambres Canada et États-Unis. À ces occasions, j’ai eu l’opportunité de travailler avec mes compatriotes sur de nombreux sujets. J’ai toujours été un citoyen français engagé auprès de sa communauté. Mon engagement d’aujourd’hui est la continuité de mon parcours d’hier, au service de mes compatriotes. 

 

Comment jugez-vous le mandat de Roland Lescure, le député sortant ?

Si Roland Lescure a été élu du fait d’une vague marconiste en 2017, il n’a été que peu présent sur notre circonscription et, surtout, il a lâché ses électeurs précisément au moment où ils avaient besoin de soutien durant la pandémie Covid19. Contre les intérêts de ses compatriotes, il a défendu les mesures liberticides qui nous ont empêchées de rentrer en France pour assister nos parents, grands-parents ou nos enfants dans des situations parfois douloureuses. À aucun moment, il n’a présenté un quelconque texte à l’Assemblée nationale pour défendre les Français de l’Étranger, que ce soit sur la sécurité sociale, la fiscalité ou l’éducation. Au contraire, il a défendu une série de mesures contre leurs intérêts dans ces domaines.

 

La critique est constructive, qu’auriez-vous fait à sa place ? 

Ce n’est pas une critique mais un constat que tous les Français des États-Unis, du Québec et du Canada ont pu voir clairement.

D’abord, j’aurais été beaucoup plus présent sur ma circonscription car je suis un homme de terrain, proche de mes compatriotes pour les écouter et les soutenir. Ensuite, je n’aurais jamais accepté, sans les combattre, des mesures liberticides qui ont limité nos déplacements vers nos familles et notre pays. J’aurais été aux côtés de mes compatriotes, ce que d’ailleurs j’ai fait dans ma communauté pour soutenir des familles, des artisans ou entrepreneurs en détresse. Et j’aurais défendu avec ardeur les injustices sociales, fiscales et éducatives qui résultent d’une politique discriminatoire contre les Français de l’étranger hors de l’Union Européenne, considérés comme des Citoyens de seconde zone.

 

D’après vous, quelles sont les préoccupations des Français d’Amérique du Nord ?

Les préoccupations des Français d’Amérique du Nord sont de plusieurs ordres. Cela va de l’installation à l’intégration avec toutes les difficultés que cela comporte dans les relations avec l’Administration française locale. Ensuite, il y a des sujets majeurs : l’éducation pour les enfants, la couverture sociale, la fiscalité, la retraite, le retour en France, le soutien aux entrepreneurs, etc. Tous ces sujets doivent être portés à l’Assemblée nationale par le député afin qu’ils soient pris en compte et réformés, au minimum, aux fins d’éliminer les discriminations dont sont victimes les Français de l’étranger hors de l’Union Européenne.

 

Comment voyez-vous votre mandat de député, si vous êtes élu, pour répondre à ces préoccupations ?

J’ai déjà travaillé sur ces sujets et je suis en mesure de faire des propositions concrètes que je validerai d’abord avec mes compatriotes.

Même si le député est un élu de la Nation, rédige et vote les lois, rien ne l’empêche de la faire également pour ces 2,5 Millions de Français vivant à l’étranger, qui portent les valeurs de la France.

 

Qui sont vos soutiens, votre étiquette politique et comment est financée votre campagne ?

Je suis le candidat officiel du parti Reconquête!, donc soutenu par mon parti et Éric Zemmour, soutenus par ses adhérents et ses sympathisants.

Ma campagne est financée en partie par Reconquête!, par mes soutiens et par moi-même. 

 

Éric Zemmour défend la théorie du « grand remplacement ». Le week-end dernier à Buffalo, 10 personnes sont mortes sous les balles d’un suprémaciste qui défendait justement la théorie du grand remplacement. Que souhaitez-vous dire en tant que candidat aux législatives, sur cette tragédie perpétrée « au nom du grand remplacement » ?  

Dans cette affaire, le seul responsable est l’auteur de la tuerie de Buffalo, NY, et ce, quel que soit ses motivations, nonobstant, bien sûr, la nature de son état mental au moment des faits.  Je suis profondément attaché à la responsabilité individuelle et je considère dangereux de vouloir jeter le discrédit, et ce par association, sur des opinions ou des points de vue qui ne sont en rien liés à ces agissements.

L’exploitation de ce drame aux fins de discréditer ou de criminaliser des opinions ou des doctrines politiques est, hélas, une technique de plus en plus courante de nos jours, à un moment où le débat a besoin d’être enrichi par tous les points de vue, et non soumis à une censure repoussant tout élément contraire à la pense du plus grand nombre.

Aucune théorie ou doctrine politique ou sociologique, que ce soit sur les questions démographiques ou d’immigration, ne peut servir d’excuse ou de justification à un acte criminel contre des individus, quels qu’ils soient.

 

Vos prochains rendez-vous avec les Français d’Amérique du Nord ?

Nous avons déjà réalisé 4 réunions. Je serai le 24 mai à Montréal, le 25 mai à New York et le 31 mai à Los Angeles pour trois réunions publiques ouvertes à toutes et à tous. D’autres réunions en visioconférence sont en cours de programmation et je ferai ma dernière réunion publique, en présentiel, le 2 juin à Fort Lauderdale. 

 

 

Rachel Brunet

Rachel Brunet

Après être passée par la presse économique et la presse spécialisée, Rachel Brunet est la directrice et la rédactrice en chef des éditions New York et Miami du Petit Journal.
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