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Le chef Raoni délivre un message de paix environnementale à New York

Par Rachel Brunet | Publié le 23/09/2019 à 16:45 | Mis à jour le 23/09/2019 à 16:51
Photo : Le chef Raoni et sa délégation ©️Rachel Scharly
Chef Raoni

« Il ne peut pas y avoir de paix si l’environnement est à risque » ce message, le chef Raoni, chef de la tribu Kayapo, et activiste, l’a répété lors de ses deux allocutions dans le cadre du Monaco Better World Forum. Pour mener à bien sa mission de préservation de l’Amazonie, désormais contre la politique du président Bolsonaro, le chef Raoni parcourt le monde pour lever des fonds. New York est sa dernière étape, dans le cadre du Sommet Action Climat de l’ONU. À cette occasion, il était l’un des invités phares du Monaco Better World Forum

 

La déforestation, cause de tous les maux

Lors du mastermind du Monaco Better World Forum, le chef Raoni l’a martelé dans son dialecte « les catastrophes naturelles arrivent depuis la déforestation massive ». Déforestation massive que Jair Bolsonaro s’évertue de poursuivre avec une ambition, selon Jean-Michel Cousteau - autre invité de marque du forum - « le président brésilien détruit l’Amazonie pour non seulement chasser les populations qui y vivent mais aussi pour étendre les grands élevages de bovins. Cette exploitation est par ailleurs très nocive pour l’environnement ». Et de rajouter « nous sommes à une période critique. Nous devons agir maintenant ».

Pour agir, le chef Raoni a besoin de fonds. Et le gala du Monaco Better World Forum de ce dimanche 22 septembre volait à son secours grâce à une vente aux enchères. « Nous avons besoin d’aide financière. Nous avons besoin de voyager, de parler et de protéger notre terre » a lancé le célèbre chef à labret.

Pour son engagement en faveur de la protection de l’Amazonie, le chef Raoni a reçu hier soir le prix Best Commitment du Monaco Better World Forum.

Chef Raoni
Jean-Michel Cousteau et le chef Raoni

 

Des invités engagés

Laurent Lamothe, ancien premier ministre d’Haiti, Eric Corey, directeur de Bahamas National Trust, Jazmine Grimaldi, Kiara Chaplin, la fondation « One million Corals », Green Cross, le photographe Roie Galitz... Tous ont défilé sur la scène du mastermind afin de rendre compte de leurs actions concrètes ou des problèmatiques liées à l’environnement auxquelles font face leur pays, notamment les pays des Caraïbes qui étaient à l’honneur tant du Mastermind que du gala.

Lors du gala, qui a réunit plus de 200 convives, le milliardaire Australien Andrew Forrest s’est aussi vu décerné le prix Best Commitment par le Monaco Better World Forum, pour son engagement au service de l’environnement. 

Jojo Annan, fils de l’ancien Secrétaire des Nations Unies, Kofi Annan, a aussi reçu ce prix qu’il a décerné à son père, décédé l’année dernière. En son hommage, il a répété ses paroles « le temps pour les excuses et dépassé » et « l’impossible n’est rien ».

 

Des fonds pour la cause environnementale 

La vente aux enchères du gala a permis de lever des fonds qui seront reversés à la fondation du chef Raoni, mais aussi à la fondation Ocean Future dont Jean-Michel Cousteau en est le président ou encore à la Green Cross.

Le lot phare de cette vente n’était autre qu’une exploration pour deux dans le sous-marin de Richard Branson, en compagnie de célébrités ainsi qu’une semaine sur l’île privée du milliardaire britannique. Lot adjugé à $42,000. Une sculpture de l’artiste français Orlinski est parti pour $6,000 tandis qu’une œuvre du peintre italien Victoria Amadio a été acquise pour $1,400.

Le dernier lot finalement inestimable mis en vente était une couronne de la tribu du chef Raoni partie pour $4,000.

Le chef Raoni a terminé son discours en disant « écoutez notre message, nous sommes juste une famille comme la votre et nous voulons protéger notre monde ». Kofi Annan avait raison « impossible is nothing ».

Chef Raoni
Le chef Raoni regardant une vidéo sur l’impact négatif de l’homme sur la planète

 

 

Crédit photo : Rachel Scharly

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Rachel Brunet

Rachel Brunet

Après avoir travaillé de nombreuses années dans la presse économique et spécialisée, Rachel Brunet est la rédactrice en chef de l’édition New York du Petit Journal
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