Édition internationale

Qu’est-ce que l’ICE, la police anti-immigration au cœur de la polémique ?

L’ICE, police américaine de l’immigration, est au cœur des critiques après la mort par balle d’une femme de 37 ans mercredi 7 janvier 2026 lors d’une série d’opérations menées à Minneapolis.

Des agents de l'ERO Boston ICE.Des agents de l'ERO Boston ICE.
Des agents de l'ERO Boston ICE. Crédit : Defense Visual Information Distribution Service. Domaine public.
Écrit par Sherilyn Soekatma
Publié le 13 janvier 2026

 

Aux États-Unis, Renee Nicole Good, une femme de 37 ans, a été abattue mercredi 7 janvier 2026 par un agent de la police américaine de l’immigration (ICE) lors d’une opération à Minneapolis dans le Minnesota. New York, Los Angeles ou encore Washington : aux quatre coins du pays, des milliers de personnes ont manifesté le week-end du 10 au 11 janvier 2026 pour protester contre les méthodes de l’ICE.

 

Week-end de protestations aux Etats-Unis contre la police de l'immigration

 

L’ICE, pour Immigration and Customs Enforcement, c’est la police spéciale de Donald Trump contre les migrants. À son retour à la Maison Blanche, le président américain avait promis de faire de la lutte contre l’immigration clandestine l’un des principaux combats de son deuxième mandat. Mais contrairement à ce que l’on pourrait penser, l’ICE existait déjà bien avant l’arrivée de Donald Trump au pouvoir.

 

Une police spéciale créée après les attentats du 11 septembre 2001

C’est le gouvernement du président américain George W. Bush qui décide fin 2002 de créer l’ICE, en réponse aux attentats terroristes du 11 septembre 2001. L’objectif est clair : George W. Bush veut renforcer les moyens de lutte contre la menace terroriste.

« L’ICE protège l’Amérique en menant des enquêtes criminelles et en appliquant la législation sur l'immigration afin de préserver la sécurité nationale et la sécurité publique », indique l’agence fédérale sur son site et sur Instagram.

Ainsi, les agents de l’ICE ont pour mission de cibler, d’arrêter puis de placer en détention les individus considérés comme « dangereux pour la sécurité nationale ». Les personnes arrêtées sont ensuite envoyées dans un centre de détention puis parfois même expulsées.

 

12.000 agents de l’ICE recrutés en moins d’un an

Avec le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, l’ICE a pris une toute autre tournure et les pratiques de certains de ses agents sont controversées. Fut un temps où l’agence fédérale traquait les immigrés condamnés pour des crimes graves. Désormais, ce sont tous les sans-papiers présents sur le territoire américain qui sont ciblés. 

Arrestations musclées, opérations brutales, apparitions masquées ou encore expulsions massives : les agents de l’ICE ont multiplié les descentes en 2025. En juillet notamment, ils avaient mené une opération en présence d’enfants dans un parc de Los Angeles, ville ciblée par les raids anti-migrants. Des pratiques violentes et agressives dénoncées par de nombreux citoyens sur les réseaux sociaux :

 

@mike_kelly_photography After an unsuccessful foot chase outside a Sam’s Club, this ICE agent became visibly angry with my presence documenting their activity, threatening to arrest me several times—as seen in this video. We were on Sam’s Club property, and I was clearly not obstructing his path, yet he continued to issue unlawful threats despite no law being broken. This kind of hostility toward civilians and press documenting these raids has become standard practice, seen daily throughout Chicago. This video was taken at 9:25 a.m. on 10/22/2025. #chicago #raid #iceraid #ice #protest #arrest #trump #ChicagoProtest #ICEProtestChicago #ImmigrationProtest #ChicagoNews #ImmigrationNews #ProtestCoverage #LiveUpdates #OnTheGround #ChicagoEvents #Photojournalism ♬ original sound - mike_kelly_photography

 

À l’heure actuelle, l’ICE est forte de plus de 20.000 agents répartis dans 400 bureaux aux États-Unis et à l’étranger. Donald Trump a embauché 12.000 agents supplémentaires en moins d’un an : « Cela représente une augmentation de 120 % de nos effectifs. Et cela en seulement quatre mois environ », a souligné la secrétaire adjointe aux affaires publiques Tricia McLaughlin dans un communiqué de presse, le 3 janvier 2026.

 

Commentaires

Votre email ne sera jamais publié sur le site.