En ce 18ème "Printemps des poètes" le petitjournal.com/manille vous propose de découvrir ou redécouvrir chaque jour un poème d'un auteur du 20ème siècle. Paroles d'hier, pour aujourd'hui, à lire seul, en famille, entre amis, pour bien commencer la journée, faire une pause ou tourner la page vers une douce nuit !
La nuit n'est pas ce que l'on croit, revers du feu chute du jour et négation de la lumière, mais subterfuge fait pour nous ouvrir les yeux sur ce qui reste irrévélé tant qu'on l'éclairé.
Les zélés serviteurs du visible éloignés, sous le feuillage des ténèbres est établie la demeure de la violette, le dernier refuge de celui qui vieillit sans patrie...
[…]
Je te parle, mon petit jour.
Mais tout cela ne serait-il qu'un vol de paroles dans l'air?
Nomade est la lumière.
Celle qu'on embrassa devient celle qui fut embrassée, et se perd.
Qu'une dernière fois dans la voix qui l'implore elle se lève donc et rayonne, l'aurore.
Philippe JACCOTTET, « Le petit jour » (extraits), Poésies, 1946-1967
La rédaction (www.lepetitjournal.com/manille) vendredi 18 mars 2016

