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HYMNE ESPAGNOL - Son origine, sa signification et pourquoi il est sifflé

Par lepetitjournal.com Madrid | Publié le 02/06/2015 à 22:00 | Mis à jour le 02/06/2015 à 17:23

La Marcha Real est l'hymne national et royal de l'Espagne. Il est l'un des plus vieux hymnes nationaux officiels encore utilisés au monde, avec l'hymne japonais. Imprimé pour la première fois sur un document daté de 1761, le nom de son compositeur est inconnu. Sans paroles, la Marcha Real est déclarée officielle en 1770 par Charles III, et commence alors à être jouée pour les événements cérémonieux et lors de la présence de la famille royale.

(CC Surizar)

C'est sous la Seconde République Espagnole, entre 1931 et 1939, que La Marche Royale est remplacée par El Himno de Riego, qui se voit désigné comme hymne officiel. A la fin de la guerre civile et lorsqu'il prend le pouvoir en 1939, Franco restaure la Marcha Real sous son ancien nom, La Marcha Granadera, et lui ajoute des paroles qui seront apprises dans toutes les écoles. A la fin de la dictature, en 1975, le texte disparaît, et la Marcha Real redevient l'hymne officiel tel qu'on le connait aujourd'hui.
En 2007, le Comité olympique espagnol a tenté d'organiser un concours afin de choisir un texte à poser sur la musique nationale. Malgré plusieurs propositions, aucune n'a jamais soulevé un enthousiasme général, notamment car certaines communautés autonomes refusent des paroles exclusivement en castillan.

Que nous enseignent ces sifflements ?
Durant la rencontre sportive de samedi, qui opposait les équipes de deux des régions autonomes les plus revendicatives d'Espagne, une protestation à caractère politique s'est bien évidemment fait entendre à travers les sifflets des supporters. Catalans et Basques, tous ont sifflé un hymne qu'ils critiquent aujourd'hui, et ont fait écho à une unité nationale en péril. Suite à la montée du désir d'indépendance de la Catalogne depuis quelques années, le fait que la rencontre ait été organisée au Camp Nou a donné d'autant plus de force au message.
Le gouvernement de Mariano Rajoy a très rapidement réagi, et a condamné ceux qui selon lui "profitent d'une rencontre de football pour mettre en scène une protestation à caractère politique. C'est un manque de respect pour ce sport, pour l'ensemble des supporters et pour tous les Espagnols", rapporte notamment l'Indépendant.
Suite à ces débordements, des sanctions envers les deux clubs pourraient prochainement avoir lieu. Des mesures qui, si elles sont prises, feraient écho à la dernière fois que le Barça a été puni pour les mêmes raisons, en 1925. Miguel Primo de Rivera avait choisi de fermer le Camp Nou durant 5 mois suite à des sifflements dirigés vers l'hymne espagnol.

La Marseillaise, sifflée elle aussi ?
Oui, le rappelle El Pais à la fin d'un article au sujet de la finale du week-end dernier. Les revendications indépendantes des régions sont certes très accentuées en Espagne, mais sont également présentes dans l'Hexagone. Ainsi, en 2002 lors de la finale de la Coupe de France qui opposait Lorient à Bastia, la Marseillaise aussi a payé les frais des revendications des nationalistes corses. En entendant cela, Jacques Chirac avait alors interrompu la rencontre et demandé au président de la Fédération Française de Football de présenter des excuses en direct.
Cependant, c'est en 2008 suite à une rencontre amicale entre la France et la Tunisie - durant laquelle les mêmes débordements ont perturbé le début du match ? qu'il a été décidé de mesures radicales à l'encontre de tels comportements. Le magazine Le Point rapporte les dires de Roselyne Bachelot, ministre de la Santé et des Sports à l'époque : "Tout match où notre hymne national sera sifflé sera immédiatement arrêté. Les membres du gouvernement quitteront immédiatement l'enceinte sportive".

Alexia RICARD (www.lepetitjournal.com ? Espagne) Mercredi 3 juin 2015

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