

Fort de son succès croissant depuis juillet 2012 et après l'ouverture d'un club à Barcelone au cours de l'été, l'APM (Association progrès du Management) de Madrid va inaugurer un second club entre mars et mai 2016. Dans la capitale espagnole, l'APM réunit les dirigeants francophones de grandes compagnies pour échanger et perfectionner leurs compétences autour de rencontres mensuelles. Une façon de rompre avec la solitude qu'ils ressentent dans leur fonction au quotidien.
(Photo DR) Le club des directeurs d'entreprise francophones de Madrid s'agrandit. Ou plutôt se dédouble. Après l'inauguration en juillet 2012 du premier APM à Madrid, un deuxième verra le jour entre mars et mai 2016, "ou juin, grand maximum", précise Eric Kircher, créateur et animateur de l'antenne madrilène du réseau APM. Les raisons de cette ouverture ? Le succès du club, qui en sera à sa 35e rencontre le 18 décembre prochain, mais aussi une "envie personnelle" d'Eric. "Je veux continuer à faire progresser le club et permettre à encore plus de Directeurs généraux d'en faire partie. Comme on est déjà arrivé à la barre des 20 adhérents et qu'il y a une liste d'attente, cela me paraissait logique. De plus, le gros enjeu de créer un deuxième club sur Madrid, en prenant en compte ceux de Barcelone et de Lisbonne, est de monter des événements communs pour toute la péninsule ibérique". Réservé aux dirigeants des grands groupes, l'APM à Madrid va, avec ce second club, faire une petite entorse à la règle du nombre minimum de salariés que les membres doivent diriger pour y accéder. "Si dans l'entourage des membres, il y a un jeune entrepreneur, de start-up par exemple, avec un fort potentiel de croissance, on pourra le faire rentrer et prendre en charge un grand pourcentage de sa cotisation", ajoute l'homme de 54 ans qui a créé son entreprise, Lead Your Market, en 2009.
| L'APM, une organisation internationale L'APM est un réseau international de clubs de directeurs d'entreprise. Créée en 1987 par Pierre Bellon (fondateur de Sodexo), l'association est représentée dans plus de 20 pays par 350 clubs et plus de 6700 adhérents. On en trouve dans de nombreux pays européens comme l'Allemagne, la France, l'Angleterre, l'Espagne, de Portugal, mais aussi hors Europe comme à Singapour, en Thaïlande, en Chine, au Canada ou au Maroc. Le réseau APM est indépendant et apolitique. Une fois par mois, les membres se rejoignent pour une journée de formation où il améliore ses compétences managériales. Site internet : https://www.apm.fr/ Relire notre article pour connaître l'APM à Barcelone. |
Se perfectionner grâce à des rencontres mensuelles
L'association APM, indépendante et apolitique, a été créée par Pierre Bellon, le fondateur de Sodexo, en 1987. Présente dans plus de 20 pays, elle existe en Espagne depuis l'été 2012, moment où Eric Kircher a lancé le mouvement. "Ce n'est pas un networking ni un club où l'on vient faire des affaires, on y vient pour apprendre. Au fond, les grands patrons sont les seuls qui ne suivent pas de formation. Alors, comment peuvent-ils toujours être au top ?". Dans une ambiance qui repose sur la confiance et l'humilité, les DG peuvent exposer leurs problèmes, leurs doutes à des personnes vivant les mêmes choses. Isolés au quotidien, ils peuvent ainsi demander conseils et profiter de l'expérience des autres membres du groupe, mais également des experts qui viennent chaque mois pour développer une thématique particulière. "Il y a eu des anciens ministres, des généraux, des sociologues, des professeurs de Sciences Po, de l'ENA, de Polytech, des philosophes... Il n'y a jamais eu une rencontre qui a déçu. Les experts n'enseignent pas mais partagent leur savoir, leur expérience, sans donner de leçon. Les adhérents font ensuite le tri", explique Eric Kircher.
Plus de femmes, plus d'hispaniques
Et, comme le prouve l'ouverture d'un deuxième club, l'alchimie fonctionne, le principe plait. Tout le monde ne peut cependant pas y rentrer. Pour faire partie de l'APM, il faut être francophone et diriger au minimum dix salariés. Pour des raisons de confidentialité, deux DG concurrents ou ayant une forte relation fournisseurs/clients ne peuvent pas être tous les deux membres. Enfin, il faut avoir l'approbation de tous les autres membres du club pour pouvoir y rentrer, une forme de parrainage collectif. "Je rêve d'avoir un plus grand mélange hommes/femmes, arriver à la parité. Mais il y a peu de femmes qui occupent un poste de DG. De même, j'aimerais arriver à 50% de Français et 50% d'Espagnols, mais c'est aussi difficile à concrétiser", confie Eric qui, assure t-il, rencontrera moins de difficultés pour le lancement de ce second club dans la capitale espagnole. "Pour qu'un club fonctionne, il faut 12 membres minimum. Pour le premier, c'était compliqué, personne ne connaissait. Pour le deuxième, je sais déjà que dès le lancement, j'aurai les 12". Maintenant, il n'y a plus qu'à attendre. Rendez-vous courant 2016 pour l'inauguration.
Baptiste LANGLOIS (www.lepetitjournal.com) Mercredi 16 décembre 2015
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