Prévu pour fin septembre, le départ d’Aurélien Lechevallier pour les Etats-Unis sera probablement différé en raison d’un désaccord diplomatique entre la France et les Etats-Unis au sujet de la non-reconduction de Volker Türk à la tête du Haut-Commissariat aux droits de l’homme des Nations unies. Explications de Benoit Clair.


Le directeur de cabinet du ministre des Affaires étrangères et camarade de promotion d’Emmanuel Macron à l’École nationale d’administration, Aurélien Lechevallier devait remplacer Laurent Bili, arrivé comme ambassadeur à Washington en 2024, mais va devoir attendre, selon une information de l’agence Reuters.
« Les Etats-Unis sont très déçus par les propos irresponsables et irrespectueux tenus par les Français. Nous répondons de manière appropriée à leurs commentaires », a expliqué à nos confrères du Monde, jeudi 30 juillet 2026, un officiel du département d’État américain pour justifier cette mesure de rétorsion à l’égard de la France.
C’est un tweet de la mission permanente de la France auprès de l’Organisation des Nations unies (ONU) à Genève, s’offusquant du vote des Etats-Unis contre le renouvellement du mandat de Volker Türk, Haut-Commissaire aux droits de l’homme de l’ONU, qui est à l’origine de la discorde : « Les Etats-Unis étaient autrefois un phare des droits humains. Ce n’est plus le cas. Aujourd’hui, ils se retrouvent aux côtés de la Corée du Nord, du Nicaragua, du Mali et de la Russie, isolés. Et le monde ne les écoute plus », écrivait la représentation française sur le réseau social X. Les jours et semaines qui viennent nous diront si cette décision affectera durablement ou non la relation transatlantique.
B.C.












