La loi interdisant la dissimulation du visage dans les espaces publics entre en application ce mercredi 23 septembre. Proposée à l'origine par la droite radicale elle a été votée aussi par l'AD - la coalition de centre-droit au gouvernement - et prévoit jusqu'à 3 000 euros d'amendes.


Dès à présent la loi n° 58/2026 interdit de se couvrir le visage dans la rue, les commerces et les services publics sous peine de 3 000 euros d'amende. Le texte punit également de deux ans de prison toute personne qui forcerait quelqu'un à couvrir son visage.
Des exceptions sont néanmoins prévues pour des motifs de santé, de sécurité ou même de météo, et l'interdiction ne s'applique pas dans les lieux de culte, les avions et les instalations diplomatiques ou consulaires.
Un parcours politique de près d'un an
Le projet a été initié en octobre 2025 par le parti Chega, dont le président André Ventura souhaitait interdire le port de la burqa au Portugal. Après un premier vote à l'automne, le texte est resté bloqué pendant huit mois au Parlement. Pour débloquer la situation, Chega a présenté début juillet 2026 une nouvelle version axée sur la sécurité publique plutôt que sur des motifs religieux. Ce changement a permis d'obtenir le soutien décisif du Parti social-démocrate (PSD).
Du vote à l'application sur le terrain
Le 9 juillet 2026, la commission parlementaire a validé le texte suite à l'alliance de la droite et du centre-droit (AD) en opposition aux refus des partis de gauche. Après l'adoption définitive à l'Assemblée, le président de la République a promulgué la loi en mettant en avant les exigences d'égalité et de sécurité, aboutissant à son entrée en vigueur officielle ce mercredi 23 septembre sur l'ensemble du territoire.
















