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"Exotisme, sonorités pittoresques": le duo de pianistes Cziffra

Après avoir parcouru le globe au cours de ses tournées mondiales, le duo de pianistes Cziffra, incarné par Ludmilla Guilmaut et Jean-Noël Dubois, se produira le 14 décembre à Arequipa pour présenter son dernier spectacle intitulé : « Exotisme, sonorités pittoresques».

cziffracziffra
Écrit par Lancelot Soumache
Publié le 5 décembre 2023, mis à jour le 8 décembre 2023

Ce duo de renom, héritier du génie compositeur György Cziffra, souhaite faire découvrir de nouvelles sonorités inspirées de la musique classique française, offrant ainsi au public un voyage sensoriel unique. À cette occasion, Ludmilla Guilmaut, également connue sous le nom de « la pianiste rebelle aux 9 pianos », nous a accordé une interview.

 

Comment en êtes-vous venus à former le duo Cziffra ?


Après être sortis du conservatoire, on s’est rencontrés avec Jean-Noël car nous avons tous les deux travaillé avec le grand maître György Cziffra, reconnu dans le monde entier pour ses œuvres de Liszt. On a donc voulu rendre hommage à ce grand pianiste hongrois qui fut notre mentor et qui nous a inculqué la musique slave, en nommant notre Duo Cziffra.

 


Qu’est-ce que cela vous apporte de jouer à deux sur un même piano ?


Ça nous permet déjà une fusion entre nos deux personnalités, moi qui suis plus excentrique et spectaculaire sur scène et Jean Noël qui est plus réservé. Mais on a une complémentarité qui permet une certaine osmose sur scène. Dès qu’on s’est connus en 2007, la fusion musicale a été impressionnante et rapide. On ne peut pas l’expliquer, c’est comme ça la musique.

 

festival arequipa


Qu’est-ce que ça représente pour vous de jouer devant un public plutôt que de composer seuls chez vous, quel rapport essayez-vous d’entretenir avec le public ?


On vibre avec le public en fait. C’est là que se transmettent les émotions lorsque le public répond. Moi j’ai besoin de public pour vivre, pour transmettre ma musique. A chaque nouveau concert, c’est différent, jamais deux concerts se ressemblent. Et le public a totalement un rôle, comme celui d’un acteur dans un film. Selon la réception du public, on peut complètement dérouter du programme du concert.

 

Moi j’ai besoin de public pour vivre, pour transmettre ma musique.

 

Est-ce cela représente quelque chose de particulier pour vous de jouer au Pérou et plus généralement en Amérique Latine ?


Bah l’Amérique du Sud c’est déjà un dépaysement total. Ma mère était espagnole, et pour moi c’est une culture et une langue forte. Et c’est un voyage fort en Amérique en matière de senteur, de culture, de couleurs, de sensation, c’est toujours inspirant pour un musicien. En plus, le public y est très ouvert d’esprit et aime beaucoup la musique française. En tout cas, c’est ce que je ressens.

 

 

Le spectacle que vous allez réaliser à Arequipa est dénommé «Exotismes, sonorités pittoresques » quelles seront les différences avec vos précédents spectacles comme « Souvenirs d’Europes » plus centrés autour de la musique slave ?


Là c’est « sonorités pittoresque » car je souhaite que le public voyage à travers ce spectacle et donc c’est pour ça que l’on a choisi des musiques aux côtés hispanisantes, de la musique française avec Debussy mais également un peu de musique hongroise slave. Et « exotisme », parce que Debussy, Ravel, Satie ce sont des artistes qui dégagent des couleurs à travers leur musique. Et dès qu’on joue des accords on dépayse, il y a des couleurs et des teintes comme un peintre. C’est pour ça que Debussy faisait des parallèles entre ses compositions et les œuvres de Monet et Manet. Pour moi c’est ça le génie de la musique pouvoir faire ressentir des senteurs et faire voyager sans même avoir à bouger de son siège.

 

 

Enfin, vous qui avez réussi à faire de votre passion votre métier, quels conseils donneriez-vous à des jeunes pianistes rêvant de vivre du piano ?


Il faut aller au fond de ses passions malgré la difficulté de ce métier parce que, en effet, c’est un combat de tous les jours, il faut se battre. Il faut beaucoup travailler évidemment, un instrument c’est énormément de travail. Mais c’est clair qu’il faut avoir la passion pour passer 15 à 16h par jour sur son piano. Moi mon moteur c’est vraiment la passion qui ne m’a jamais quitté depuis l’âge de mes 3 ans.

 

 

Pour tout renseignement cliquez sur le lien :

https://ucsp.edu.pe/agenda/concierto-piano-cuatro-manos-exotismo-sonidos-pintorescos/

 

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