African Parks, une association de protection de la nature, a racheté les rhinocéros mis aux enchères par l'entrepreneur John Hume et prévoit de les réintroduire dans la nature. C’est environ 2000 rhinocéros blanc vivant dans le plus grand élevage de rhinocéros au monde qui sont concernés par ce qui sera probablement le plus grand transfert de l’histoire moderne.
En avril dernier, John Hume, éleveur de Rhinocéros, avait fini par mettre aux enchères l’ensemble de son élevage en Afrique du Sud et tous les animaux qui en faisaient partie. Finalement, dans le cadre d'un accord privé entre le Platinum Rhino Conservation Project, le projet de conservation initié par John Hume, et African Parks, l'organisation à but non lucratif a acquis l'élevage, ses milliers de rhinocéros et de nombreux autres animaux. C’est donc plus de 2.000 rhinocéros blancs qui seront progressivement rendus à la vie sauvage dans le cadre de cet accord.
Une réintroduction de rhinocéros à long terme
L’ensemble des rhinocéros ne pouvant être déplacés et réintroduits en même temps, l’ancien « troupeau » de Hume devrait continuer à croître pour atteindre jusqu'à 3.000 individus au cours de la prochaine décennie, tandis qu'African Parks s'efforcera de trouver de nouveaux habitats sûrs et écologiquement adaptés en Afrique du Sud mais également dans d'autres régions du continent.
Peter Fearnhead, directeur général d'African Parks déclarait récemment "Nous aimerions établir plusieurs grandes populations de rhinocéros blancs à travers l'Afrique", afin de ne pas mettre tous nos œufs dans le même panier !
Le plan initial est donc de déplacer environ 300 rhinocéros par an au cours des 10 prochaines années, afin de rétablir entre sept et vingt grandes populations fondatrices de rhinocéros. Pour s’assurer de la sécurité et de la survie des animaux, un comité consultatif composé d’experts sera prochainement nommé pour guider le processus de réintroduction vers les destinations appropriées. Outre l’Afrique du Sud, la Namibie, Le Zimbabwe, la Zambie et le Kenya ont d’ores et déjà manifesté leur intérêt. Les destinations suivantes pourraient être le Mozambique, la République démocratique du Congo et le Rwanda, ainsi que des états inclus dans l’ancienne aire de répartition du rhinocéros blancs, tels que l'Ouganda, le Sud-Soudan et la République centrafricaine.
Assurer la sécurité des rhinocéros réintroduits: un grand défi
Interrogé sur la viabilité du "ré-ensauvagement" de 3.000 rhinocéros, dont la plupart sont nés dans un environnement semi-captif, M. Fearnhead a déclaré qu'il ne prévoyait pas "d'énormes problèmes", à condition que des habitats appropriés soient bien séléctionnés et que les animaux soient surveillés de près après le transfert.
Assurer la sécurité des rhinocéros une fois ceux-ci réintroduits dans la nature reste donc un vrai défi. Pourtant, sur une note positive, M. Fearnhead confiait que plusieurs gouvernements veulent faire partie de la solution. Ils veulent que les projets de conservation de la faune et de la flore réussissent...
Une affaire passionnante à suivre…