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De Jakarta en passant par Rennes, le parcours d’une jeune artiste

Par Valérie Pivon | Publié le 02/10/2018 à 23:30 | Mis à jour le 03/10/2018 à 11:12
Vira Talisa chanteuse Rennes Indonesie jeune talent

C’est dans un café du quartier de Cipete que nous attend Vira Talisa, jeune fille chanteuse indonésienne. Depuis toute petite, Vira est passionnée par la musique; mais c’est en France, lors de ses études, qu’elle va trouver une autre dimension à sa passion et enregistrer son premier album. Elle revendique les influences de Françoise Hardy, Jacques Dutronc et Gainsbourg. Elle sort aujourd'hui un nouveau titre “Down in vieux Cannes”. Nous avons voulu en savoir un peu plus sur le parcours de cet artiste atypique.

Tout d’abord, pourquoi le français ? 

C’est assez simple, mon père travaillait pour le groupe Total, je suis allée en France pour des vacances, j’avais 12 ans et j’ai décidé d’apprendre le français. D’abord seule avec une méthode, puis je me suis inscrite à l’Institut Français de Jakarta. Puis j’ai eu l’opportunité de partir poursuivre mes études en France à Rennes. 

Rennes, la Bretagne, les galettes et la musique ?

J’ai passé quatre années à Rennes. La première année, j’étais inscrite en cours de français langue étrangère et ensuite j’ai intégré une licence en arts plastiques. C’est ce qui m’a permis de développer une sensibilité pour la musique. A Rennes, la musique est partout présente, c’est une ville étudiante très dynamique. Il y a beaucoup de cafés où des groupes se produisent. Les rencontres ont fait que j’ai créé un groupe avec deux amies, nous eu avons la chance de pouvoir jouer devant un public.

Le mini album solo sorti en 2016 est un tournant ?

Effectivement, j’ai toujours joué d’un instrument depuis toute petite, d’abord le violon puis la guitare. Aujourd’hui, lorsque je compose, c’est toujours accompagnée de ma guitare. Rennes a été pour moi l’opportunité de rencontres. Romain Baousson, ingénieur du son, m’a permis d’enregistrer un mini album avec 5 chansons et de tourner une vidéo. La scène musicale est grande dans cette ville, j’ai pu jouer en première partie de petits concerts.

Vos influences sont plutôt années sixties, Dutronc, Françoise Hardy, les Beach boys…

Oui c’est une musique qui me parle, des chansons à texte et j’aime leur mélancolie. Mes chansons parlent d’amour, d’éloignement, de mon retour en Indonésie, j’essaie d’apporter un peu de swing et d’humour dans le rythme afin de rendre mes chansons plus vivantes. Pour l’instant, je chante en anglais car j’arrive plus facilement à composer avec cette langue. Mais je viens de sortir une chanson "Down in vieux Cannes" dans laquelle le refrain est en français. C'est l'histoire d'une rencontre dans les rues de Cannes, d'une personne qui donne des conseils pour sortir de la mélancolie. J'ai également un nouveau clip vidéo qui est sortit mardi sur youtube.

Des souvenirs de votre séjour en France, et de ces fameux français, qu’est-ce qui vous a le plus marquée ?

J’ai habité tout d’abord  en co-location, puis trois années chez une famille Rennaise ; j’en garde de très beaux souvenirs et je suis toujours en contact avec eux. Les galettes bien sur me manquent ! Ce qui m’a le plus marquée chez les français, c’est leur facilité à commenter et exprimer ce qu’ils pensent. En Indonésie, on garde beaucoup de choses pour soi. Le mode de pensée est différent : au début lorsque je devais faire des sujets pour les cours, il fallait toujours trouver des arguments, c’était vraiment difficile pour moi.

Vous avez reçu récemment dans le cadre du gala de la chambre de commerce et industrie franco-indonésienne, le trophée des alumni dans la catégorie jeune talent, qu’est ce que cela représente pour vous ?

Ce fut d’abord la reconnaissance de mon travail et cela m’a donné de l’énergie pour continuer à écrire. Je chante aujourd’hui dans des concerts à Jakarta, dans des festivals et sur les campus. En parallèle, je travaille pour une start-up dans le domaine de l’évènementiel.

On nous demande souvent ce que sont les alumni : ce sont les anciens élèves d’une école. Dans le cas de Vira, son trophée lui a été remis dans le cadre des anciens étudiants indonésiens ayant fait leurs études en France.

 

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Valérie Pivon

Expatriée depuis plus de 20 ans en Asie dont 14 ans en Indonésie, guide au musée national de Jakarta. C'est avec plaisir que je partage avec les lecteurs du Petitjournal.com ma passion pour l'Indonésie.
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